Le CASP accueille des femmes yézidies

Le CASP accueille des femmes yézidies

  Le CASP a été sollicité le 5 décembre par la Préfecture des Hauts-de-Seine (92) pour l’accue...

Assemblée Générale du CASP - Samedi 15 juin

Assemblée Générale du CASP - Samedi 15 juin

L'assemblée Générale du CASP s’est tenue le samedi 15 juin une nouvelle fois à l’AEPP, le foyer étud...

Visite de l'ESI famille par le Ministre Julien Denormandie

Visite de l'ESI famille par le Ministre Julien Denormandie

Dans le cadre du dispositif des « maraudes mixtes », action croisée des associations, État...

  • Le CASP accueille des femmes yézidies

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  • Assemblée Générale du CASP - Samedi 15 juin

    Assemblée Générale du CASP - Samedi 15 juin

  • Visite de l'ESI famille par le Ministre Julien Denormandie

    Visite de l'ESI famille par le Ministre Julien Denormandie

scatvids.club

Fin 2017, la Ville de Paris a confié au CASP la mise en œuvre d’un dispositif expérimental d’accompagnement des mineurs marocains en errance sur le quartier de la Goutte d’Or.

Ainsi, l’année 2018 a été consacrée prioritairement à apporter une réponse à la situation de crise humanitaire vécue par ces jeunes. Nous avons constaté les premiers résultats encourageants (cf. Casp-Échos, sept.-2018 ).

Cette première année nous a permis également d’affiner notre évaluation des besoins des jeunes, de construire le partenariat et d’instaurer un climat de confiance avec les habitants et le réseau associatif du quartier de la Goutte d’Or.

Après avoir partagé le bilan de l’expérimentation avec la Ville de Paris et construit un projet de service, nous nous sommes engagés sur deux années supplémentaires afin de conduire une mission éducative.

Le projet repose sur un accompagnement des jeunes 7 jours sur 7, et 24h sur 24. L’équipe pluridisciplinaire intervient sur trois dispositifs :

• La maraude, « l’aller vers » qui permet d’aller à la rencontre des jeunes dans le quartier, d’établir le dialogue et de proposer l’accès aux soins. Cette première étape permet d’engager un second dispositif : l’accès à l’accueil en journée.

• L’accueil de jour est un espace de répit, dédié à l’écoute des jeunes, où l’équipe propose des ateliers éducatifs. Les jeunes ont à leur disposition des douches et des lave-linge.

• L’abri de nuit : en fin de journée, les jeunes les plus vulnérables sont accompagnés par l’équipe vers le local de nuit. Le dîner est pris sur place et des animations socio-culturelles leur sont proposées. La matinée est également consacrée à la participation à des ateliers en lien avec les partenaires.

En journée, certains jeunes participent à des chantiers éducatifs, d’autres sont accompagnés vers les structures de soins ou vers les partenaires du droit commun.

Par notre approche éducative et bienveillante, il s’agit d’offrir aux jeunes une alternative à la vie dans la rue. La finalité est de les faire adhérer à un accompagnement individuel qui permettra d’établir l’interface avec une prise en charge dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

 

Dans le cadre du dispositif des « maraudes mixtes », action croisée des associations, État et services départementaux, Dominique Versini, adjointe à la Maire de Paris en charge des Solidarités, de la lutte contre l’exclusion, de l’accueil des réfugiés et de la protection de l’enfance, a convié le Ministre de la ville et du logement Julien Denormandie et les Secrétaires d’Etat Christelle Dubos et Adrien Taquet (placés auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé), à visiter L’Espace solidarité Insertion (ESI) géré conjointement par le Casp et l’Osé

Les ministres ont pu échanger avec Pierre Mirabaud, Vice Président du Casp, Jean-François Guthman, Président de l'Osé, Patricia Sitruk, Directice générale de l'Osé et Gilles Petit-Gats, Directeur général du Casp

Ils ont rencontré les familles accueillies et les équipes de professionnels et de bénévoles dont ils ont salué le travail exemplaire, soulignant l’importance de la scolarisation des enfants.

Qu’est-ce que L’Esi famille ?

Sa mission est de protéger l’enfant et d’accompagner sa famille dans le respect de l’autorité parentale et de l’intérêt supérieur de l’enfant. 

L'équipe : 9 salariés, 4 bénévoles, 4 volontaires service civique

Public accueilli : Familles sans domiciles fixe, accompagnées ou orientées par les maraudes partenaires du projet et par d'autres organisations dans le cadre de la veille sociale (115, CPA Emmaüs)

Missions : Accueil de jour sur orientation de maraudes de familles sans domicile fixe. Permanence d'accueil social. Accès au droit (hébergement d'urgence et insertion, CPAM). Permanences médicales et accès aux soins (vaccinations..). Cours de Français. Activités pour enfants. Protection de l'enfance.

ACTIVITÉ EN 2017 :

  • Nombre de personnes accueillies : 2.640
  • Nombre de passages : 11.954 (dont 4.845 passages enfants)
  • Nombre personnes orientées par les maraudes : 240

 

Le CASP a été sollicité le 5 décembre par la Préfecture des Hauts-de-Seine (92) pour l’accueil en France de femmes yézidies*, organisé par la Présidence de la République.

Le Président de la République avait invité Nadia Murad le 26 octobre suite à l’obtention, conjointement avec Denis Mukwege, du Prix Nobel de la paix 2018. Il lui avait annoncé à cette occasion qu’en réponse à sa demande, la France accueillerait 100 femmes yézidies victimes de Daech, libérées mais bloquées et sans soins dans des camps de réfugiés du Kurdistan irakien.

Notre association a été retenue pour son expertise des familles demandeuses d'asile et dans le cadre de l'ouverture d’un CPH (centre d’hébergement et accompagnement des réfugiés) et d’un HUDA (centre d’hébergement et accompagnement de demandeurs d’asile)

En 10 jours, les équipes du Casp ont notamment assuré la signature et l’ameublement de 8 nouveaux appartements et trouvé des interprètes.

Jeudi 20 décembre au soir, les familles (100 personnes) sont arrivées d'Irak à l'aéroport de Roissy. Nadia Murad était au côté de Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, pour accueillir les familles.

Les équipes du CASP ont pris en charge 34 personnes, femmes avec enfants. Elles ont accompagné et installé 21 personnes dans une structure collective du CASP et 13 personnes dans des appartements du CPH. 

 

 

*La communauté Yézidie est une minorité d’Irak, installée dans le Kurdistan irakien. Leur religion ésotérique monothéiste a conduit le régime de Daech à persécuter très violemment cette minorité entre 2013 et 2015. Une partie de cette communauté a fui dans les montagnes, dans des conditions de vie insupportables, l’autre partie a été persécutée : femmes violées, hommes enrôlés dans l’armée de Daech ou exécutés et jeunes garçons enrôlés en enfants-soldats.

Annonce publiée le 9 novembre 2018

 

Ecoute et information par téléphone

Au sein du Pôle droit&justice de l'association CASP, le Numéro vert Arapej est un service d'information juridique et social par téléphone destiné aux personnes détenues et à leurs proches. Les appels sont gratuits, confidentiels et anonymes.

La mission des bénévoles est de répondre aux appels en apportant l'écoute, l'information et l'orientation dont les personnes ont besoin pour mieux connaitre et exercer leurs droits et obligations en prison, et mieux préparer la sortie.

Il s'agit d'une information juridique générale sur les droits fondamentaux des personnes mises en cause devant la justice pénale : droits de la défense, détention provisoire, aménagement de peine, conditions de détention, obligations judiciaires, discipline, démarchées liées à la réinsertion sociale et professionnelle, etc.

Les permanences téléphoniques se déroulent de 9h à 13h et de 13h à 17h, du lundi au vendredi au Numéro vert Arapej : 88 rue Robespierre - 93 100 Montreuil

 

 

Informations complémentaires

Le Numéro vert Arapej accueille, forme et soutient une vingtaine de bénévoles dans leur mission d'information juridique et sociale par téléphone :

une documentation juridique actualisée portant sur les questions traitées au téléphone est mise à disposition des bénévoles

la référente juridique du plateau téléphonique et les autres salariées du service apportent leur aide dans la recherche des informations et le traitement des appels

les bénévoles bénéficient de différents temps de formation : double-écoute passive puis double-écoute active des appels, formations juridiques externes sur le parcours de la personne détenue et le milieu carcéral, formations juridiques internes dispensées par les salariées une fois par mois, formation à l'écoute.

les bénévoles qui le souhaitent peuvent participer à des temps d'analyse des pratiques animé par un professionnel extérieur leur permettant d'aborder les difficultés rencontrées dans la gestion de certains appels.

 

Savoir être & compétences

Connaissances juridiques appréciées, notamment en matière pénale. Sinon, il est nécessaire d'avoir une certaine appétence pour le droit et pour les questions juridiques liées à la justice pénale et à la prison. Capacités à s'approprier des notions juridiques, à chercher des informations dans une base documentaire et sur internet.

Qualités d'écoute bienveillante et d'ouverture, capacité à trouver la juste distance face à des personnes en difficultés ayant des profils très variés.

Capacités à dialoguer, à faire preuve de diplomatie et de pédagogie.

 

Disponibilité demandée

1 demi-journée par semaine + une demi-journée par mois (réunion d'équipe)

 

Contact

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01 43 72 98 39

Amener la personne à être actrice de son parcours d’insertion. L’aider à construire et à s’approprier un parcours réaliste d’insertion, de réinsertion ou de transition professionnelle en lien avec le contexte socio-économique et le mener à bien. Telle est l’une des missions du CASP. Pour y parvenir, l’association dispose d'un service emploi et d’un service RSA. Le service Réfugiés accompagne également vers l’emploi les familles ayant obtenu le statut de réfugié. L’association intermédiaire “Travail au Clair” et l’entreprise d'insertion “Bât’ire” complètent le dispositif de réinsertion professionnelle du CASP.

 

Le service emploi du Casp...

... assure deux activités :

• un accompagnement des personnes hébergées ou suivies par un autre service du CASP ;

• un accompagnement des personnes qui bénéficient du plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE) des 12e, 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements. Pour cette seconde activité, le Casp est prestataire de l’EPEC (Ensemble Paris Emploi Compétences).

En 2017, les 7 conseillers en insertion professionnelle (CIP) et 4 bénévoles du service ont reçu 663 personnes dont 81 % ont bénéficié d’un suivi.

« Il est nécessaire de renforcer le travail d’accompagnement à l’insertion professionnelle auprès de ce public en grande difficulté, afin qu’il ne se retrouve pas définitivement exclu de notre système. 44 % des 557 personnes accompagnées ont pu s’engager dans une démarche d’insertion professionnelle (emploi, formation, création d’entreprise) » indique Élisabeth Vaudelin, directrice du pôle Parcours social et professionnel du Casp. Elle précise que « c’est un taux de réussite important dans la mesure où le public est assez éloigné de l’emploi ». En effet, les personnes accompagnées ont des handicaps qui freinent l’accès à l’emploi : problèmes linguistiques, niveau d’étude peu élevé, longue période d’inactivité, manque d’expérience professionnelle, problème de santé, etc.

Pour aider ces personnes à surmonter certains problèmes, plusieurs ateliers et cours leur sont recommandés :

- des cours de français langue étrangère (FLE) au centre social CASP-La Clairière,

- des ateliers d’informatique comme l’espace public numérique (EPN) du Centre social La Clairière pour les initier à la pratique de cet outil indispensable pour la recherche d’emploi ;

- des ateliers de recherche d’emploi ;

- des ateliers de préparation de l’entretien d’embauche.

- des ateliers d’entraînement informatique et de FLE niveau B2.

Éric Schlumberger, bénévole au service Emploi du CASP – et dont le dernier poste de sa carrière était DRH de la Cimade – souligne l’importance d’aider la personne à valoriser son vécu. « Une femme souhaitait s’orienter vers un métier de la petite enfance, elle m’a appris qu’elle était l’aînée d’une famille de 9 enfants et qu’elle avait aidé sa mère à s’occuper d’eux. »

D’après Mireille Gaba, conseillère en insertion professionnelle (CIP), il faut souvent commencer par leur apprendre ou réapprendre les règles de savoir-être dans le monde du travail : ponctualité, politesse, tenue vestimentaire correcte, posture du corps en entretien…

La durée de l’accompagnement est de trois mois renouvelables de façon tacite avec un rythme de rendez-vous tous les quinze jours pour les personnes orientées par les structures du CASP. Dans le cadre du PLIE, elle est de 15 à 20 mois et peut être prolongée en fonction des besoins de la personne. Le suivi se poursuit au-delà de la formation qualifiante ou reprise d’emploi, soit 6 mois afin de soutenir la personne dans ce nouveau rythme et contexte.

Olivier Salas, CIP et coordinateur des autres CIP du Casp, conclut par : « L’emploi reste le premier levier pour accéder à l’autonomie vers le logement. »

 

Le service RSA du Casp...

.. accompagne des personnes qui ont avant tout des problèmes d’ordre social et n’ont pas d’emploi. De ce fait, l’équipe est composée de 11 travailleurs sociaux et 4 conseillères en insertion professionnelle. Le CASP est missionné pour accompagner trois “publics” : les personnes de plus de 45 ans et/ou bénéficiaires du RSA depuis au moins 3 ans dans une démarche d’insertion professionnelle, les familles et les personnes très désocialisées. En 2017, 1.558 ménages allocataires dont 295 familles avec enfants à charge ont été accompagnés. Comme le souligne Michael Étendard, responsable de l’antenne Est du service RSA du CASP, « la complexité des situations se traduit par un cumul de freins à l’insertion qui a pour conséquence un lien de confiance parfois difficile à mettre en place et une discontinuité dans l’accompagnement ». Accueillant un public en grande difficulté de par un cumul de handicaps – faible niveau scolaire, période d’inactivité professionnelle assez importante, âge « avancé » pour le marché du travail, santé physique et mentale fragile, difficultés linguistiques, précarité vis-à-vis de l’hébergement, histoire familiale lourde, précarité financière... –, Audrey Melgard, assistante sociale, explique ainsi que « certaines personnes n’adhèrent que difficilement à l’accompagnement socioprofessionnel et/ou n’en perçoivent pas immédiatement l’intérêt. Nombre de personnes que nous suivons font part de leur isolement, de la perte d’estime de soi et de la rupture du lien social. Le rapport au temps est parfois compliqué, sa gestion nécessite d’être l’un des premiers axes du travail de l’accompagnement. » « En 2017, les équipes ont été confrontées à un nombre croissant de personnes qui rencontraient des difficultés psychologiques ou psychiatriques » indique Elisabeth Vaudelin, directrice du pôle Parcours social et professionnel du CASP. Les équipes disposent du contrat d’engagement réciproque(CER) qui formalise le projet d’insertion. Les personnes sont reçues au moins toutes les 6 à 8 semaines, voire davantage, surtout en ce qui concerne les démarches d’insertion professionnelle. L’accompagnement est personnalisé en fonction de leurs besoins (rendez-vous mensuel, hebdomadaire…). Des prestations collectives leurs sont proposées comme l’atelier de recherche d’emploi, l’atelier d’inclusion numérique (démarche administrative en ligne), des sorties culturelles (cinéma, théâtre, musée...) via Cultures du cœur, des sorties collectives animées par les référents pour rompre l’isolement et un atelier d’anglais. Pour Michael Étendard, « l’insertion est toutefois principalement vue à travers le prisme de l’emploi comme l’attestent les orientations prises ces vingt dernières années par les politiques et par l’Europe. L’idée étant que l’accès à l’emploi insère la personne puisqu’elle montre son utilité, qu’est reconnue par les autres et tisse des liens avec eux ». En 2017, malgré le contexte économique défavorable et les difficultés des personnes, le taux d’insertion professionnelle réalisé était de 33 % sur l’ensemble des sorties.

 

Le service réfugiés du Casp

Sa mission consiste à accompagner des familles avec au moins un membre devenu réfugié ou ayant obtenu la protection subsidiaire, dans leur projet de vie en France en vue prioritairement de quitter le dispositif hôtelier d’urgence. En plus de l’accompagnement social, deux CIP et une formatrice de français langue étrangère proposent un accompagnement vers l’insertion professionnelle et linguistique.

En 2017, les CIP ont reçu 170 nouvelles personnes qui se sont ajoutées aux 492 personnes déjà présentes en début d’année. En fonction de leur situation, du nombre de personnes suivies, des éventuels freins, un accompagnement est mis en place à l’issue du premier rendez-vous ou reporté dans le temps.

La spécificité de cet accompagnement est qu’il a un territoire d’action sur l’ensemble de l’Ile-de-France et que le public – étant réfugié – est par définition primo-arrivant (33 nationalités suivies par les CIP). Les personnes n’ont pas été scolarisées en France, n’ont pas d’expérience professionnelle ici et pour certaines ne parlent pas le français et/ou ne le lisent pas et ne l’écrivent pas !

La première phase est de mettre en lumière les compétences acquises dans leur pays. « Combien de fois, les personnes m’ont dit qu’elles ne savaient rien faire, alors qu’elles avaient une expérience, comme la vente, l’élevage de troupeaux, la culture maraîchère… La première chose à faire est donc de leur poser les bonnes questions pour les amener à parler de leur parcours » explique Elie Yazbeck, CIP. Il poursuit : « Les personnes viennent pour beaucoup de pays où les relations de travail sont fondées sur la confiance et non sur des contrats écrits. Certaines commencent donc à travailler sans contrat et elles pensent que c’est normal, je les accompagne donc aussi pour qu’elles obtiennent leur contrat de travail et les fiches de paie. »

Ainsi, parallèlement au travail d’élaboration du projet et de sa mise en œuvre (recherche d’emploi et de formation), l’accompagnement a une forte vocation pédagogique. En effet, les personnes suivies ignorent de nombreux aspects liés au monde du travail en France : les différents types de contrat, les fiches de paie, le salaire brut/le salaire net ; l’arrêt maladie, et la nécessité d’en produire un à son employeur en cas d’absence pour cause de maladie ; les congés payés ; les droits à la retraite ; etc.

La formatrice de FLE a, pour sa part, évalué le niveau de français de 58 personnes, assuré 4 sessions de cours (deux de 153 heures, deux de 204 heures) pour 47 personnes. En 2017, elle a proposé aux apprenants et à leurs familles cinq sorties culturelles ou de loisirs (Château de Versailles, Bateau Mouche, musée de l’Homme, parc zoologique de Paris, Cité des Sciences).

Si les personnes suivies cumulent souvent des freins à l’insertion, force est de constater que nombre d’entre elles sont très mobilisées, parviennent à faire le deuil de leur vie professionnelle d’antan et à trouver un emploi (103 contrats signés en 2017).

 

Travail au Clair...

... est une association intermédiaire créée il y a plus de 20 ans par La Clairière.

Ramiro Gonzalès, son directeur, explique : « On sait très bien que les personnes les plus éloignées de l’emploi ne peuvent pas intégrer un emploi à plein temps sans passer par une période de transition. L’association intermédiaire peut répondre à cette problématique en proposant des heures de travail de façon progressive. » Le premier entretien avec le conseiller dure environ 45 minutes et permet d’établir un premier diagnostic socio-professionnel : niveau scolaire, linguistique, parcours professionnel, logement, endettement... Force est de constater que les problématiques rencontrées (manque d’expérience professionnelle, problèmes de garde d’enfants, alphabétisation, problèmes familiaux) sont autant de freins qui les empêchent d’accéder à un emploi en dehors de l’insertion. Une formation d’adaptation au poste, conduite par l’encadrant technique, est organisée en collaboration avec le donneur d’ordre. Les personnes rencontrant des problèmes linguistiques suivent tout en travaillant des cours de français au centre social La Clairière du CASP. Dans la première phase d’intégration dans l’association les formations ont été conçues dans l’optique d’une mise à l’emploi rapide des intervenants. Travail au Clair intervient sur des activités du secteur non-marchand : dans les services à la personne – ménage/repassage, garde d’enfants ; dans le secteur associatif – nettoyage de bureaux/locaux, déménagements, manutention et autres services ponctuels (vestiaire, mailing). « Pour nos salariés, vient ensuite une deuxième étape dans la progression des salariés en insertion qui est celle du passage dans une entreprise d’insertion, modèle d’organisation et de production plus proche des entreprises classiques » indique Ramiro Gonzales qui poursuit : « Nous avons mis en commun les activités de nos deux structures Travail au Clair et Bât’ire pour mieux répondre aux besoins de l’insertion des jeunes parisiens. »

170 salariés ont été accompagnés en 2017.

Si vous souhaitez faire appel à Travail au Clair : Tél. 01.53.40.89.36

 

Bât’ire

Créé par La Clairière en 1992, “Bâtiment Insertion et Retour à l’Emploi” est une entreprise d’insertion dont l’objectif est de permettre l’employabilité des personnes en situation d’exclusion pour atteindre le degré le plus élevé possible d’autonomie et d’apprentissage professionnel dans l’un de ces métiers : maçonnerie, peinture, carrelage, plomberie, électricité, revêtement des sols, menuiserie… Stéphanie Gricourt, la nouvelle directrice, précise que Bât’ire est une des rares entreprises du bâtiment du centre de Paris qui répond aux besoins des particuliers et professionnels en apprenant autant de corps de métiers aux salariés en parcours d’insertion. Au 31 décembre 2017, l’entreprise d’insertion fonctionnait grâce à 14 salariés dont 4 en insertion. La durée d’accompagnement des “compagnons ouvriers” s’étend de 4 à 24 mois. En 2017, 50 % des sorties de parcours d’insertion étaient des emplois durables. Le chargé d’insertion identifie les besoins de formation de chaque salarié.

Leur parcours d’insertion se décline en 3 phases :

- Une phase d’immersion dans le monde du travail (période d’essai) : accueil, prise de poste, formation interne par l’encadrant technique avec des tâches confiées « fermées ».

- Une phase d’installation (7 à 9 mois) : conscience du salarié (équipe, obligations envers l’entreprise…), début de choix d’orientation et, selon son degré d’autonomie, possibilité de se voir confier des tâches à réaliser seul et sur divers chantiers.

- Une phase de professionnalisme (jusqu’à l’aboutissement des démarches de recherche d’emploi pour lesquelles il est accompagné) : acquisition des savoir-faire nécessaires à une future embauche dans une entreprise dite classique (qualité, délais, échanges pour se situer, rendre compte de son travail et de ses compétences).

Un des compagnons ouvriers déclare après 20 mois : « Beaucoup de changements depuis le début du contrat, je suis devenu un peu plus autonome. Et je commence de plus en plus à apprécier mon travail et le bâtiment. Quelques petits progrès à faire sur l’autonomie et l’organisation ».

Pour faire appel à Bât’ire :

Tél. 01 42 36 40 00 / e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Annonce mise à jour le 7 novembre 2018

 

 

Mission

Assurer un entretien d'évaluation sur la situation administrative de la personne à domicilier en travaillant en étroite collaboration avec l'équipe d'agents d'accueil.

 

Profil

Personne retraitée ayant occupée une fonction de travailleur social

 

Disponibilité

1 à 2 demi journées par semaine

 

Contact 

Mireille Porter 01 53 33 87 73

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Quel est le parcours qui vous a conduit jusqu’au conseil d’administration du CASP ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

Pierre M. J’ai fait une carrière de haut fonctionnaire de l’État, principalement dans le corps préfectoral où mon dernier poste a été préfet de la région Picardie. Je me suis aussi intéressé à l’aménagement du territoire.

J’ai eu à traiter des questions du logement, de l’insertion. J’ai dirigé  Adoma (ex-Sonacotra) et me suis passionné pour ces problèmes. Je suis convaincu que l’on peut et doit mieux faire et que le monde associatif est un acteur indispensable, par son travail et la stimulation qu’il provoque.

Pour ma nouvelle vie (je suis un jeune retraité), j’ai donc voulu rejoindre une association active sur ces sujets. J’en ai rencontré plusieurs et notamment pu échanger longuement avec notre président Antoine Durrleman. J’ai choisi le CASP, qui voulait bien m’accueillir, car son action se situe sur toute la chaîne de l’accès au logement (de l’accueil du SDF à l’accès au logement) et que j’y trouve des valeurs que je partage : la référence au protestantisme, la prise en compte de la personne dans sa globalité, le travail partagé entre salariés et bénévoles… J’ajoute que la réputation du CASP parmi ceux avec lesquels je travaillais est excellente.

J’ai pu devenir administrateur très rapidement, en juin 2013, et donc avoir une vision globale de notre action.

Après un peu plus d’un an, je suis très heureux d’avoir fait ce choix, d’avoir ainsi rencontré d’autres personnes engagées sur ces sujets, et de pouvoir apporter ma pierre à ce combat.

Vous avez souhaité être également bénévole à La Maison dans la rue, pouvez-vous nous parler de cette mission ?

Pierre M. Je souhaitais prendre un engagement qui associe responsabilité générale dans le fonctionnement de l’association et action de terrain. Ma vie professionnelle m’a souvent confronté à l’exclusion, mais plus dans une posture de prescripteur quand j’étais en préfecture ou d’acteur général lorsque je dirigeais Adoma. J’avais envie d’aller au contact. Sylvain Cuzent m’a proposé de visiter La Maison dans la rue et d’y « faire une période d’essai ».

… Et depuis, je viens le mardi matin donner un coup de main à la cafétéria. L’équipe de la “Maison” a été convaincante et accueillante, et son engagement et sa bonne humeur contribuent au plaisir de venir. Le mélange salariés-bénévoles se passe bien, dans le respect des tâches des uns et des autres.

Le contact avec les accueillis est permanent à travers le service que j’assure de distribution de café ou de thé. Mais je constate qu’il est plus difficile que je ne pensais d’entrer en relation et d’échanger. Cela se fait peu à peu.

Vous intervenez au côté de la direction générale dans les rencontres avec les bailleurs sociaux. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre rôle ?

Pierre M. Le CASP travaille avec des bailleurs sociaux, propriétaires de la majorité des résidences où nous hébergeons ou logeons les personnes que nous suivons. Si nous voulons mieux répondre à l’ampleur du problème et développer nos capacités, sortir du périphérique et avoir une vision métropolitaine à l’échelle du grand Paris, qui sera demain celle de nos prescripteurs, il nous faut nouer des contacts avec d’autres opérateurs franciliens.

Il se trouve que j’ai rencontré certains d’entre eux au cours de ma vie professionnelle. J’ai donc proposé à Henry Belin de les voir pour leur faire connaître le CASP (qui reste encore trop peu connu de ceux qui n’ont pas eu l’occasion de travailler avec nous), notre action, nos besoins et envisager de monter des projets ensemble. Des premiers rendez-vous ont eu lieu, certains se révélant sans doute plus prometteurs que d’autres. Mais c’est un travail de longue haleine, car tout nouveau projet nécessite l’accord de l’État, des collectivités territoriales concernées, d’un bailleur social et du CASP. Raison de plus pour que ces contacts soient pris rapidement et entretenus.

Si je peux faciliter par ces relations les missions du CASP, je le fais bien volontiers.

Vous êtes le trésorier du CASP depuis fin 2008. Qui êtes-vous et quel est votre parcours professionnel ?

Agé de 64 ans, je suis parisien depuis toujours, issu d’un milieu plutôt favorisé, et marié à un professeur d’histoire passionné par son métier. Deux enfants ont enrichi ma vie, par eux-mêmes d’abord puis par les quatre petits-enfants qu’ils nous ont apportés. L’aîné débute ses études supérieures. Mon parcours professionnel s’est déroulé dans le monde de l’entreprise. D’abord salarié de la filiale française d’une agence américaine d’animation des réseaux de vente, j’ai à 30 ans été atteint par le “virus”, devenu passion, de la création d’entreprise. Cette passion ne m’a jamais quitté. J’ai créé et dirigé un groupe de PME ayant compté jusqu’à une centaine de collaborateurs, composé d’une agence de communication directe et de sociétés d’assistance informatique et de développement de progiciels contribuant à la sécurité des personnes et des biens. Au moment de ma retraite, en 2010, j’étais devenu conseil indépendant. De façon parallèle, j’ai mené une carrière d’officier de réserve dans l’Armée de terre, qui s’est achevée en 2011, atteint par la limite d’âge du grade de colonel.

En quoi ce parcours, associé à vos expériences plus personnelles, a-t-il motivé cet engagement bénévole au service du CASP?

À première vue, cette double carrière ne prédisposait guère à un engagement dans le secteur social, et ce particulièrement au CASP puisque j’en ignorais l’existence. Les clefs de cet engagement se trouvent dans les rencontres que j’ai faites tout au long de ma vie, dans ma perception de la montée grandissante de la précarité, avec tout ce qu’elle engendre de drames humains individuels ou familiaux et de facteurs de danger pour notre société tout entière, dans mon profond attachement enfin aux valeurs du protestantisme libéral. D’une façon qui pourra surprendre, ma carrière militaire a ouvert la voie à un tel engagement, en m’apprenant ce que “servir” voulait dire et en me faisant rencontrer des hommes et des femmes différents, m’ouvrant ainsi les yeux sur la richesse de ces différences et sur la nécessité, parfois absolue, de contribuer à aider tel ou tel à franchir un cap difficile. Lorsque Vincens Hubac m’a incité fin 2008 à me rapprocher du CASP, confronté à la brutale maladie du trésorier d’alors, et m’a dit avec chaleur et conviction ce qu’étaient le CASP et son action, je me suis aussi souvenu d’exemples discrets au sein de ma propre famille, tels mon beau-père se plongeant dans le quartier des Halles pour sortir des prostituées de la rue, ou l’un de mes oncles apportant à une association proche du CASP ses talents de médecin, alors que tous deux connaissaient une vie professionnelle brillante, donc lourde. Soutenu et encouragé dans cette démarche par ma femme, en premier lieu, puis par mes échanges avec deux administrateurs, Priscille Fallot et Philippe Westercamp, j’ai décidé de présenter ma candidature pour cette nouvelle mission, premier engagement dans le monde associatif.

En quoi consiste votre mission de trésorier au CASP ?

Le trésorier, d’abord administrateur, participe aux débats et échanges qui aboutissent aux décisions et prises de position du conseil d’administration. Au sein d’une association de la taille du CASP, il a selon moi un double rôle d’éclaireur et de facilitateur : éclairer les décisions à prendre par le conseil d’administration ou son Bureau par le regard du gestionnaire et du manager acquis au cours de ma vie professionnelle, faciliter la circulation fluide d’informations économiques claires entre les équipes opérationnelles et les instances de l’association. La présentation des comptes annuels à l’Assemblée générale en constitue un exemple.

En période de rigueur budgétaire, quelle marge de manœuvre reste-t-il au CASP face aux pouvoirs publics ?

Quitte à surprendre ici aussi, je suis raisonnablement optimiste sur ce plan. La qualité du travail effectué par les équipes opérationnelles et celle du dialogue mené par les instances et la direction générale avec nos financeurs (même, et surtout, lorsque ce dialogue est tendu) nous font bénéficier de la confiance des pouvoirs publics. Il suffit pour s’en persuader de penser à la récente ouverture de Reuilly. Cette confiance, associée à notre volonté d’aller de l’avant, fonde l’avenir du CASP.

 

Gérard LAUTRIC est responsable des partenariats et des bénévoles à la CAFDA

Depuis quand êtes-vous au CASP et quel poste occupez-vous ?

Gérard L. J’ai intégré le CASP au moment de la création de la CAFDA en août 2000. A cette époque, la structure se trouvait à Aubervilliers.

Jusqu’en 2011 j’ai occupé la fonction d’Intendant. J’étais alors chargé, avec mon équipe, de la logistique, des achats, de l’entretien des locaux, du magasin d’alimentation, du vestiaire, etc. Durant cette période la CAFDA était en très forte croissance aussi bien au niveau du nombre de familles accueillies que du nombre de salariés. Nous vivions dans une effervescence constante et avec le recul je me dis que c’était une époque complètement surréaliste. Depuis 2012 je suis Responsable des Partenariats et des Bénévoles.

Pourquoi ce poste ? Quelles sont vos missions ?

Gérard L. En 2010, la suppression du magasin d’alimentation de la CAFDA nous a amené à réfléchir au problème suivant : comment satisfaire les besoins alimentaires de familles hébergées de plus en loin de Paris ? La réponse était qu’il fallait trouver l’aide au plus près des lieux d’hébergement des familles.

Mon rôle est donc de créer, développer et entretenir des partenariats avec les associations capables de répondre aux besoins alimentaires des familles. Cela va des grandes associations comme les Restaurants du Cœur ou le Secours Populaire aux entraides de quartier. Nous avons actuellement dans notre base de données plus de 300 points d’orientation pour l’aide alimentaire dans les 8 départements de l’Ile-de-France sans compter les entraides. Mon expérience d’Intendant, qui m’avait déjà permis d’être en contact avec certaines associations, a facilité la transition vers mon nouveau poste.

En ce qui concerne les bénévoles, la CAFDA en compte plus de vingt qui participent à la vie quotidienne de la structure. Là aussi il y avait une nécessité pour eux d’avoir un référent pour coordonner leurs actions et faire le lien avec les salariés.

Quels sont vos objectifs à venir ?

Gérard L. Pour le volet “Partenariats”, l’objectif est de répondre, en plus, à d’autres besoins que celui de l’alimentation. Il y a des problèmes comme la scolarisation d’un enfant dans telle où telle commune, l’inscription d’un adulte à un cours de français, l’accès aux cantines scolaires, ou simplement créer un lien avec des familles trop isolées. Ces problèmes peuvent être résolus par des intervenants locaux issus du milieu associatif du fait de leur proximité immédiate avec les familles .à ce propos nous travaillons avec les entraides protestantes de la région parisienne sur un projet “Accueillir en ville” pour les familles nouvellement arrivées. Un autre objectif est d’arrimer à ce réseau d’autres grandes associations comme le Secours Catholique et la Croix-Rouge avec laquelle nous avons des liens épars. Pour le volet “Bénévolat” il s’agit de mieux recruter, animer les équipes et prendre en compte leurs besoins. Je souhaite aussi leur donner un peu plus de visibilité qu’ils n’en ont actuellement.

Quel est votre sentiment sur l’association après toutes ces années ? les évolutions et les changements qu’elle connaît régulièrement affectent-ils votre travail ?

Gérard L. Il est certain que depuis toutes ces années le CASP a beaucoup évolué et nos financeurs aussi. La professionnalisation s’est imposée pour s’adapter à des réglementations plus complexes et des interlocuteurs de plus en plus tatillons.

à la CAFDA nous avons connu de nombreux changements de direction ces dernières années, ce qui n’était pas de tout repos, et c’est un euphémisme. Le dernier grand changement s’est produit courant 2012, lors de la mise en place du nouveau référentiel imposé par notre financeur et son corollaire, la réorganisation complète des services de la CAFDA. Aujourd’hui j’ai la possibilité de travailler à un rythme serein, moins générateur de stress. En plus, j’ai des collègues formidables !

Mais comme la vie n’est pas un long fleuve tranquille, les nouvelles lois sur l’Asile qui se profilent à l’horizon vont de nouveau bousculer notre organisation, mais ça j’y suis habitué.

Nabil BENDJABALLAH est agent d'accueil à La Maison dans la rue depuis novembre 2008. Il anime depuis janvier 2010 l'atelier Français Langue Etrangère (FLE)

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots de votre parcours avant de travailler au CASP et comment vous avez rencontré l’équipe de La Maison dans la rue : vos différentes expériences, vos choix… ?

Nabil J’ai rejoint La Maison dans la rue en novembre 2008, suite à une offre d’emploi.

Avant cela, j’ai enseigné le français langue étrangère au Secours catholique pendant cinq ans. Ensuite j’ai travaillé à Emmaüs en qualité d’agent d’accueil.

J’ai suivi des formations qui rentrent dans le cadre de l’apprentissage du français (langue étrangère) en direction d’un public migrant en situation d’insertion sociale et professionnelle.

Vous animez un atelier « Français Langue Étrangère » (FLE) à La Maison dans la rue… Depuis quand existe-t-il et qui réunit-il ? Avez-vous une formation particulière pour ce type d’enseignement ? Décrivez-nous par exemple une séance de travail.

Nabil J’anime cet atelier depuis janvier 2010. Pour la rentrée scolaire 2011/2012 nous avons 14 apprenants inscrits de diverses nationalités (soudanaise, russe, algérienne, tunisienne, marocaine, ukrainienne, malienne, nigériane, indienne et géorgienne). Nous utilisons des outils pédagogiques qui rentrent dans le cadre européen de référence pour les langues.

Les personnes s’inscrivent à l’accueil et sont ensuite évaluées sur leur niveau de connaissance de la langue. Un groupe de débutants est constitué. Il est prévu trois séances d’une heure et demie par semaine.

Les outils pédagogiques proviennent de l’éditeur CLE International. La Méthode Festival A1.1 est une méthode simple et légère pour adultes totalement débutants en français et conçue pour couvrir environ 80 heures d’enseignement (100 heures avec le cahier d’exercices).

Chacun des dialogues de chaque leçon est découpé en plusieurs séquences toujours de façon pédagogique. Ainsi le professeur dispose d’un appui continu et complet autour de l’introduction des points linguistiques et culturels des dialogues.

Enfin, le guide comprend les corrigés de toutes les activités de Festival 1.

Chaque élève reçoit un livre Festival A1.1, un cahier d’exercices avec un CD audio.

Les CD permettent de travailler en classe tout en poussant l’apprenant à s’investir oralement et ainsi, développer son autonomie avec la langue. Ils reprennent les différentes unités du livre de l’élève et les activités à travailler collectivement pour un apprentissage en profondeur des quatre compétences qui sont : la compréhension orale, la compréhension écrite, l’expression orale et l’expression écrite.

Un ouvrage spécifique permet, pour ceux qui veulent passer le Diplôme initial de langue française (DILF), de les préparer à cet examen.

Le DILF est un diplôme officiel du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, validant un premier niveau de maîtrise du français (niveau A1.1 du Cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l’Europe). Il évalue les contenus communicatifs et linguistiques décrits dans le Référentiel pour les premiers acquis en français et est reconnu par l’OFII pour l’acquisition de la nationalité française.

Cet atelier est-il une initiative du CASP – ou de vous ?

Nabil Suite à un échange avec la psychologue sur les besoins de la population de La Maison dans la rue qui reçoit un public majoritairement étranger en quête d’insertion, j’ai pensé à mettre en place l’atelier de FLE. J’ai présenté le projet à Patrick Folleville (ancien directeur du pôle Urgence) qui l’a accepté.

Avec l’aide de toute l’équipe de La Maison dans la rue, notamment avec Cédric Geffroy qui y a participé, l’atelier de FLE a vu le jour en janvier 2010.

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