L'insertion profesionnelle au CASP

  Amener la personne à être actrice de son parcours d’insertion. L’aider à construire et à s...

Visite de la ministre des solidarités et de la santé au CHS Servan

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Vendredi 20 juillet Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé a choisi le CHS Servan dans...

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Mercredi, 19 Septembre 2018 08:28

L'insertion profesionnelle au CASP

Écrit par

 

Amener la personne à être actrice de son parcours d’insertion. L’aider à construire et à s’approprier un parcoursréaliste

d’insertion, de réinsertion ou de transition

professionnelle en lien avec le contexte socio-économique et le mener à bien. Telle est l’une des missions du CASP. Pour y

parvenir, l’association dispose d'un service

emploi et d’un service RSA. Le service Réfugiés accompagne également vers l’emploi les familles ayant obtenu le statut de

réfugié. L’association intermédiaire “Travail au Clair” et l’entreprise d'insertion “Bât’ire” complètent le dispositif de réinsertion

professionnelle du CASP.

 

Le service emploi du Casp...

 

... assure deux activités :

• un accompagnement des personnes hébergées ou suivies par un autre service du CASP ;

• un accompagnement des personnes qui bénéficient du plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE) des 12e, 13e, 18e, 19e et 20e

arrondissements. Pour cette seconde activité, le Casp est prestataire de l’EPEC (Ensemble Paris Emploi Compétences).

En 2017, les 7 conseillers en insertion professionnelle (CIP) et 4 bénévoles du service ont reçu 663 personnes dont 81 % ont

bénéficié d’un suivi.

« Il est nécessaire de renforcer le travail d’accompagnement à l’insertion professionnelle auprès de ce public en grande difficulté,

afin qu’il ne se retrouve pas

définitivement exclu de notre système. 44 % des 557 personnes accompagnées ont pu s’engager dans une démarche d’insertion

professionnelle (emploi, formation,

création d’entreprise) » indique Élisabeth Vaudelin, directrice du pôle Parcours social et professionnel du Casp. Elle précise que « 

c’est un taux de réussite important

dans la mesure où le public est assez éloigné de l’emploi ». En effet, les personnes accompagnées ont des handicaps qui freinent

l’accès à l’emploi : problèmes

linguistiques, niveau d’étude peu élevé, longue période d’inactivité, manque d’expérience professionnelle, problème de santé, etc.

Pour aider ces personnes à surmonter certains problèmes, plusieurs ateliers et cours leur sont recommandés :

 

  •  des cours de français langue étrangère (FLE) au centre social CASP-La Clairière,

  • des ateliers d’informatique comme l’espace public numérique (EPN) du Centre social La Clairière pour les initier à la pratique

 de cet outil indispensable pour la recherche d’emploi ;

  • des ateliers de recherche d’emploi 

  • des ateliers de préparation de l’entretien d’embauche.

  • des ateliers d’entraînement informatique et de FLE niveau B2.

Éric Schlumberger, bénévole au service Emploi du CASP – et dont le dernier poste de sa carrière était DRH de la Cimade –

souligne l’importance d’aider la personne àvaloriser son vécu. « Une femme souhaitait s’orienter vers un métier de la petite

enfance, elle m’a appris qu’elle était l’aînée d’une famille de 9 enfants et qu’elle avait aidé sa mère à s’occuper d’eux. »

Il faut souvent commencer par leur apprendre ou réapprendre les règles d e savoir-être dans le monde du travail : ponctualité,

politesse, tenue vestimentaire correcte, posture du corps en entretien…

La durée de l’accompagnement est de trois mois renouvelables de façon tacite avec un rythme de rendez-vous tous les quinze

jours pour les personnes orientées par les structures du CASP. Dans le cadre du PLIE, elle est de 15 à 20 mois et peut être

prolongée en fonction des besoins de la personne. Le suivi se poursuit au-delà de

la formation qualifiante ou reprise d’emploi, soit 6 mois afin de soutenir la personne dans ce nouveau rythme et contexte.

Olivier Salas, CIP et coordinateur des autres CIP du Casp, conclut par : « L’emploi reste le premier levier pour accéder à

l’autonomie vers le logement. »

 

 

Le service RSA du Casp...

 

... accompagne des personnes qui ont avant tout des problèmes d’ordre social et n’ont pas d’emploi. De ce fait, l’équipe est

c.omposée de 11 travailleurs sociaux et 4 conseillères en insertion professionnelle. Le CASP est missionné pour accompagner trois

“publics” : les personnes de plus de 45 ans et/ou bénéficiaires du RSA depuis au moins 3 ans dans une démarche d’insertion

professionnelle, les familles et les personnes très désocialisées. En 2017, 1.558 ménages allocataires dont 295 familles avec

enfants à charge ont été accompagnés. Comme le souligne Michael Étendard, responsable de l’antenne Est du service RSA du

CASP, « la complexité des ituations se traduit par un cumul de freins à l’insertion qui a pour conséquence un lien de confiance

parfois difficile à mettre en place et une discontinuité dans  l’accompagnement ». Accueillant un public en grande difficulté de par

un cumul de handicaps – faible niveau scolaire, période d’inactivité professionnelle assez importante, âge « avancé » pour le

marché du travail, santé physique et mentale fragile,  difficultés linguistiques, précarité vis-à-vis de l’hébergement, histoire

familiale lourde, précarité financière... –, Audrey Melgard, assistante sociale, explique ainsi que « certaines personnes n’adhèrent

que difficilement à l’accompagnement socioprofessionnel et/ou n’en perçoivent pas immédiatement l’intérêt. Nombre de

personnes que nous suivons font part de leur isolement, de la  perte d’estime de soi et de la rupture du lien social. Le rapport au

temps est parfois compliqué, sa gestion nécessite d’être l’un des premiers axes du travail de  l’accompagnement. »

« En 2017, les équipes ont été confrontées à un nombre croissant de  personnes qui rencontraient des difficultés psychologiques

ou psychiatriques » indique Elisabeth Vaudelin, directrice du pôle Parcours social et professionnel du CASP.

 

Les équipes disposent d'un contrat d’engagement réciproque (CER) qui formalise le projet d’insertion.

Les personnes sont reçues au moins toutes les 6 à 8 semaines, voire davantage, surtout en ce qui concerne les

démarches d’insertion professionnelle. L’accompagnement est personnalisé en fonction de leurs besoins (rendez-vous mensuel,

hebdomadaire…). Des prestations collectives  leurs sont proposées comme l’atelier de recherche d’emploi, l’atelier d’inclusion

numérique (démarche administrative en ligne), des sorties culturelles (cinéma théâtre, musée...) via Cultures du cœur, des

sorties collectives animées par les référents pour rompre l’isolement et un atelier d'’anglais. Pour Michael Étendard, « 

l’insertion est toutefois principalement vue à travers le prisme de l’emploi comme l’attestent les orientations prises ces vingt

dernières années par les politiques et par l’Europe. L’idée étant que l’accès à l’emploi insère la personne puisqu’elle montre son

utilité, qu’est reconnue par les autres et tisse des liens avec eux ». En 2017, malgré le contexte économique défavorable et les

difficultés des personnes, le taux d’insertion professionnelle réalisé était de 33 % sur l’ensemble des sorties.

 

 

Le service réfugiés du Casp

 

Sa mission consiste à accompagner des familles avec au moins un membre devenu réfugié ou ayant obtenu la protection

subsidiaire, dans leur projet de vie en France en vue prioritairement de quitter le dispositif hôtelier d’urgence. En plus de

l’accompagnement social, deux CIP et une formatrice de français langue étrangère proposent un accompagnement vers l’insertion

professionnelle et linguistique.

En 2017, les CIP ont reçu 170 nouvelles personnes qui se sont ajoutées aux 492 personnes déjà présentes en début d’année. En

fonction de leur situation, du nombre de personnes suivies, des éventuels freins, un accompagnement est mis en place à l’issue

du premier rendez-vous ou reporté dans le temps.

La spécificité de cet accompagnement est qu’il a un territoire d’action sur l’ensemble de l’Ile-de-France et que le public – étant

réfugié – est par définition primo-arrivant (33 nationalités suivies par les CIP). Les personnes n’ont pas été scolarisées en France,

n’ont pas d’expérience professionnelle ici et pour certaines ne parlent pas le français et/ou ne le lisent pas et ne l’écrivent pas !

La première phase est de mettre en lumière les compétences acquises dans leur pays. « Combien de fois, les personnes m’ont dit

qu’elles ne savaient rien faire, alors qu’elles avaient une expérience, comme la vente, l’élevage de  troupeaux, la culture

maraîchère… La première chose à faire est donc de leur poser les bonnes questions pour les amener à parler de leur parcours »

explique Elie Yazbeck, CIP. Il poursuit : « Les personnes viennent pour beaucoup de pays où les relations de travail sont fondées

sur la confiance et non sur des contrats écrits. Certaines commencent donc à travailler sans contrat et elles pensent que c’est

normal, je les accompagne donc aussi pour qu’elles obtiennent leur contrat de travail et les fiches de paie. »

Ainsi, parallèlement au travail d’élaboration du projet et de sa mise en œuvre (recherche d’emploi et de formation),

l’accompagnement a une forte vocation pédagogique. En effet, les personnes suivies ignorent de nombreux aspects liés au monde

du travail en France : les différents types de contrat, les fiches de paie, le salaire brut/le salaire net ; l’arrêt maladie, et la

nécessité d’en produire un à son employeur en cas d’absence pour cause de maladie ; les congés payés ; les droits à la retraite ;

etc.

La formatrice de FLE a, pour sa part, évalué le niveau de français de 58 personnes, assuré 4 sessions de cours (deux de 153

heures, deux de 204 heures) pour 47 personnes. En 2017, elle a proposé aux apprenants et à leurs familles cinq sorties

culturelles ou de loisirs (Château de Versailles, Bateau Mouche, musée de l’Homme, parc zoologique de Paris, Cité des S

ciences).

Si les personnes suivies cumulent souvent des freins à l’insertion, force est de constater que nombre d’entre elles sont très

mobilisées, parviennent à faire le deuil de leur vie professionnelle d’antan et à trouver un emploi (103 contrats signés en 2

017).

 

 

Travail au Clair...

 

... est une association intermédiaire créée il y a plus de 20 ans par La Clairière.

Ramiro Gonzalès, son directeur, explique : « On sait très bien que les personnes les plus éloignées de l’emploi ne peuvent pas

intégrer un emploi à plein temps sans passer par une période de transition. L’association intermédiaire peut répondre à cette

problématique en proposant des heures de travail de façon progressive. » Le premier entretien avec le conseiller  dure environ 45

minutes et permet d’établir un premier diagnostic socio-professionnel : niveau scolaire, linguistique, parcours professionnel,

logement, endettement... Force est de constater que les problématiques rencontrées (manque d’expérience professionnelle,

problèmes de garde d’enfants, alphabétisation, problèmes

familiaux) sont autant de freins qui les empêchent d’accéder à un emploi en dehors de l’insertion. Une formation d’adaptation au

poste, conduite par l’encadrant technique, est organisée en collaboration avec le donneur d’ordre. Les personnes rencontrant des

problèmes linguistiques suivent tout en travaillant des cours de français au centre social La Clairière du CASP. Dans la première

phase d’intégration dans l’association les formations ont été conçues dans l’optique d’une mise à l’emploi rapide des intervenants.

Travail au Clair intervient sur des activités du secteur non-marchand : dans les services à la personne – ménage/repassage, garde

d’enfants ; dans le secteur associatif – nettoyage de bureaux/locaux, déménagements, manutention et autres services ponctuels

(vestiaire, mailing). « Pour nos salariés, vient ensuite une deuxième étape dans la progression des salariés en insertion qui est

celle du passage dans une entreprise d’insertion, modèle d’organisation et de production plus proche des entreprises classiques »

indique Ramiro Gonzales qui poursuit : « Nous avons mis en commun les activités de nos deux structures Travail au Clair et

Bât’ire pour mieux répondre aux besoins de l’insertion des jeunes parisiens. »

170 salariés ont été accompagnés en 2017.

Si vous souhaitez faire appel à Travail au Clair : Tél. 01.53.40.89.36

 

 

Bât’ire

 

Créé par La Clairière en 1992, “Bâtiment Insertion et Retour à l’Emploi” est une entreprise d’insertion dont l’objectif est de

permettre l’employabilité des personnes en situation d’exclusion pour atteindre le degré le plus élevé possible d’autonomie et

d’apprentissage professionnel dans l’un de ces métiers : maçonnerie, peinture, carrelage, plomberie, électricité, revêtement des

sols, menuiserie… Stéphanie Gricourt, la nouvelle directrice, précise que Bât’ire est une des rares entreprises du bâtiment du

centre de Paris qui répond aux besoins des particuliers et professionnels en apprenant autant de corps de métiers aux salariés en

parcours d’insertion. Au 31 décembre 2017, l’entreprise d’insertion fonctionnait grâce à 14 salariés dont 4 en insertion. La durée

d’accompagnement des “compagnons ouvriers” s’étend de 4 à 24 mois. En 2017, 50 % des sorties de parcours d’insertion étaient

des emplois durables. Le chargé d’insertion identifie les besoins de formation de chaque salarié.

Leur parcours d’insertion se décline en 3 phases :

- Une phase d’immersion dans le monde du travail (période d’essai) : accueil, prise de poste, formation interne par l’encadrant

technique avec des tâches confiées « fermées ».

- Une phase d’installation (7 à 9 mois) : conscience du salarié (équipe, obligations envers l’entreprise…), début de choix

d’orientation et, selon son degré d’autonomie, possibilité de se voir confier des tâches à réaliser seul et sur divers chantiers.

- Une phase de professionnalisme (jusqu’à l’aboutissement des démarches de recherche d’emploi pour lesquelles il est

accompagné) : acquisition des savoir-faire nécessaires à une future embauche dans une entreprise dite classique (qualité, délais,

échanges pour se situer, rendre compte de son travail et de ses compétences).

Un des compagnons ouvriers déclare après 20 mois : « Beaucoup de changements depuis le début du contrat, je suis devenu un

peu plus autonome. Et je commence de plus en plus à apprécier mon travail et le bâtiment. Quelques petits progrès à faire sur

l’autonomie et l’organisation ».

 

Pour faire appel à Bât’ire :

Tél. 01 42 36 40 00 / e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Vendredi 20 juillet Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé a choisi le CHS Servan dans le cadre de la thématique de la canicule et de l’accompagnement des personnes vulnérables.

Jean‐Martin Delorme, directeur de la DRIHL Île‐de‐France, Lotfi Ouanezar, directeur de cabinet de Dominique Versini, et François Vauglin, maire du 11e arrondissement étaient également présents.

Accueillis par Antoine Durrleman, Président du CASP, Gilles Petit‐Gats, directeur général du CASP, Arina van de Kerk, directrice du pôle Santé autonomie et logement, Sandrine Poutonnet, responsable communication, et guidés par Laurent Faivre, chef de service du CHS, ils ont visité les parties communes et regardé les photographies prises lors des nombreuses actions de prévention santé organisées dans la structure en lien avec différents partenaires de la ville et dans le cadre d’un financement ARS (nutrition et prévention diabète).

Ensuite, la ministre a rendu visite dans sa chambre à la doyenne de 91 ans, ancienne danseuse des Folies‐Bergères, et à une résidente partageant sa chambre avec une autre résidente. Enfin elle a pris le temps d’un long échange avec les équipes du CHS. Elle s’est notamment préoccupée des difficultés rencontrées par les équipes : les personnes qui n’ont pas la possibilité d’accéder aux dispositifs dédiés au grand âge et les pathologies lourdes et a incité le CASP à participer à une concertation annoncée sur l’accompagnement du vieillissement de la population. Un journaliste de l’AFP de RTL et une photographe du ministère ont couvert l’événement.

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Retrouvez ci-dessous la lettre inter-associative aux député-e-s, signée par le CASP-ARAPEJ, relative à la loi de programmation et d’orientation sur le redressement de la Justice.

 

Mesdames, Messieurs les député-e-s,

 

Sur proposition de la Commission des Lois du Sénat, vous allez très prochainement être appelé-e-s à vous prononcer sur les dispositions législatives à mettre en œuvre en vue du redressement de la Justice.

 

A cette occasion, nous souhaitons attirer votre attention sur la portée hautement préjudiciable des articles 27 et 28 de la proposition de loi de programmation et d’orientation sur le redressement de la Justice plus enclins à faire reculer notre Justice qu’à la redresser.
S’appuyant sur le constat que le système d’aménagement de peine ab initio pourrait nuire au sens de la peine, le Sénat propose d’abord de réduire le seuil des quanta de peines susceptibles d’être aménagées avant une période de détention (« ab initio ») et de limiter le recours à ces aménagements de peines sur seule orientation de la juridiction de jugement (article 27).

 

Dans un contexte où nos établissements pénitentiaires ne sont plus en mesure d’absorber une augmentation massive des placements en détention et où les conséquences délétères de l’emprisonnement sur la désinsertion et la récidive sont largement connues et documentées, ces deux premières dispositions s’avèrent totalement contre-productives et dévastatrices en ce qu’elles entraineraient une inflation certaine de la population carcérale, un accroissement indéniable de l’inexécution des peines et une augmentation incontestable des courtes peines que notre système carcéral n’a pas les moyens d’accompagner.

 

L’aménagement de peine ab initio d’une peine de deux ans n’a pas vocation à dénaturer le sens de la peine d’emprisonnement mais bien de lui donner tous les gages de réussite dans le parcours de désistance que la personne condamnée se doit d’engager. Comme la peine ne peut être exclusivement conçue en terme de punition ou d’expiation, l’individualisation et l’aménagement d’une peine d’emprisonnement ne sauraient être perçus comme une preuve de laxisme ou un contournement de la décision rendue par la juridiction de jugement, mais comme une preuve de courage et de responsabilité du législateur souhaitant lutter contre les effets nocifs des peines d’emprisonnement de courtes durées, donnant à la prévention de la récidive tous ses gages de réussite.

 

De même, la peine de suivi socio-judiciaire dont les conditions de recours se sont largement accrues au gré des très nombreuses évolutions législatives ne saurait être un palliatif aux difficultés que rencontrent le développement des aménagements des peines et le suivi post libération. Nous regrettons tout autant que le législateur qu’un trop grand nombre de personnes sorte encore de nos établissements pénitentiaires sans préparation et sans accompagnement mais savons aussi avec certitude que la condamnation éventuelle à un suivi socio-judiciaire ne permettra pas d’y pallier en ce qu’elle n’évitera pas en elle-même une sortie sans préparation.

 

Au-delà de l’alourdissement conséquent des peines que représentera cette condamnation complémentaire, cette dernière ne permettra pas, pour peu que les juridictions s’en saisissent, de mieux préparer les sorties ni d’éviter les sorties sèches. A défaut de cela, elle soumettra la personne au moment de sa sortie à des obligations susceptibles en cas de non-respect de lui faire courir une nouvelle période de détention.

 

S’est-on posé sérieusement la question de savoir comment notre Société n’était pas parvenue à donner une réalité suffisante aux aménagements de peine et autres suivis post libération ? L’élargissement des infractions susceptibles de faire l’objet d’une condamnation à un suivi socio-judiciaire (article 28) ne risque-t-il pas d’alourdir encore la charge d’activité de l’ensemble des acteurs contribuant à la mise en oeuvre du suivi socio-judiciaire qui faute de moyens n’est déjà pas en mesure de donner une réalité à la politique d’aménagement de peine et autres suivis post libération ?

 

Ce n’est certainement pas en permettant la condamnation de toutes personnes ayant commis un délit ou un crime à une peine complémentaire de suivi socio-judiciaire qui ne débute qu’à la sortie de détention que nous saurons mieux garantir les gages d’insertion ou réinsertion des personnes incarcérées.

 

Forts de ces arguments, nous ne pouvons que vous encourager à soutenir les deux propositions d’amendements que vous trouverez ci-joint et d’en appeler à la consolidation d’une politique pénale axée sur le développement des peines alternatives et des aménagements de peine, politique ô combien plus efficace en matière d’insertion et prévention de la récidive et bien moins coûteuse que le recours systématique à l’emprisonnement qui s’inscrit dans une politique de renoncement.

 

Nous vous remercions pour l’attention accordée à ce courrier et nous restons à votre disposition pour tout complément d’information que vous jugeriez utile.
Nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs les député-e-s, l’expression de notre haute considération.

 

Bordeaux, le 13 novembre 2017

 

Télécharger la lettre

 

Signataires :

Citoyens et Justice, Fédération nationale des associations socio-judiciaires, Avocats pour la Défense des Droits des Détenus (A3D), AIDES, Association Nationale des Assesseurs Extérieurs en Commission de discipline des établissements pénitentiaires (ANAEC), Association Nationale des Visitieurs de Prison (ANVP), Aumônerie Mulsumane des Prisons, Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Association Nationale des Juges de l’Appication des Peines (ANJAP), Ban Public, CGT SPIP, Le Courrier de Bovet, CASP – ARAPEJ, Chantiers – Passerelles, Emmaüs, David & Jonathan, Mouvement homosexuel chrétien ouvert à tous et à toutes, Fédération des Acteurs de Solidarité, Genepi, Ligue des droits de l’Homme, Lire pour en sortir, Observatoire International des Prisons (OIP), Prison Insider, Syndicat de la Magistrature, Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social (SNPES)

Le Centre d’Action Sociale Protestant, notre CASP, a beaucoup évolué ces dernières années. Le conseil d'administration a jugé nécessaire de revisiter le projet associatif.
Le nouveau projet "Ensemble, un nouvel élan pour combattre l'inacceptable", sera soumis à l'approbation de l'assemblée générale qui se tiendra le samedi 24 juin 2017 à 9h30 à :


l’Association des Etudiants Protestants de Paris (AEPP)

4 rue Titon – 75011 Paris

(métro Rue des Boulets, ligne 9, ou Faidherbe-Chaligny, ligne 8)

Venez nombreux pour lui donner toute sa légitimité ! (Le règlement de la cotisation 2017 est nécessaire pour pouvoir voter ; il pourra s'effectuer sur place).

 

L'Ordre du jour de l'assemblée générale du 24 juin :

1. Rapport moral du Président  (résolution numéro 1).

2. Rapport du directeur général.

3. Projet associatif (résolution numéro 2).

4. Rapport financier.

5. Rapport du Commissaire aux comptes.

6. Approbation des comptes 2016 et affectation du résultat  (résolution numéro 3).

7. Approbation du budget 2017 (résolution numéro 4)

8. Renouvellement du conseil d'administration (résolution numéros 5 à 8).

9. Montant des cotisations 2018  (résolution numéro 9).

10. Questions diverses.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, en charge des politiques de prévention contre la précarité et l’exclusion dans le champ du logement et de l’hébergement a reçu mardi 6 juin les grandes fédérations et associations du secteur, ainsi que les porte-paroles du collectif des associations unies. Cette première rencontre a permis d’échanger sur l’élaboration d’un plan quinquennal pour le « logement d’abord », annoncé par M. Emmanuel Macron à l’occasion de la remise du 22ème rapport sur le mal logement de la Fondation Abbé Pierre, le 31 janvier dernier. Le CASP était présent et représenté par Gilles Petit-Gats, son Directeur Général.

 

Vous retrouverez ci-dessous le communiqué de presse du Ministère de la Cohésion des territoires :

 

Ainsi que le compte-rendu de la rencontre par le Collectif des Associations Unies :

 

Les réservations sont maintenant disponibles ! Voir plus bas pour réserver vos places

 

Pour fêter les 20 printemps du service Numéro Vert de l'ARAPEJ, le CASP organise un concert solidaire le samedi 20 mai 2017, à 20 heures.

Avec le Chœur Allegretto de l’Église Protestante Unie de Montparnasse-Plaisance, dirigé par Christian Ramamonjisoa – dont les recettes seront versées au Numéro Vert.

Au programme : musique baroque française, avec des pièces de Charpentier, Delalande, Campra.

Lieu du concert :

Eglise Protestante Unie de Montparnasse Plaisance

95 rue de l'Ouest - 75014 Paris Visualiser l'adresse sur Google Maps

Prix de la place : 20€ au tarif standard, ou 30€ au tarif "soutien"

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Adressez votre paiement à : CASP-Numéro vert Arapej - 88, rue Robespierre 93100 Montreuil.

Merci d'indiquer au dos "pour le Numero Vert" ainsi que :

  • votre nom
  • le nombre de places (1 place = 20 € au tarif standard, ou 30 € au tarif "soutien")
  • vos coordonnées.

Les places vous seront alors transmises par courrier avant le concert. Vous pourrez également les retirer sur place.

Pour toute question sur l'événement ou la réservation de vos places :

Téléphone : 01.43.72.98.39 - Email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


 

Numéro Vert ARAPEJ

Créé par l’Arapej en 1997, le Numéro vert est une plate-forme téléphonique d’accès au droit,  destinée à répondre aux besoins d’informations juridiques exprimés par les détenus et les proches des détenus. Douze ans plus tard, en 2009, ce numéro devient accessible en détention et les détenus peuvent directement appeler le “Numéro vert Arapej” (considéré comme un numéro dit « humanitaire », au même titre que “Croix-Rouge écoute les détenus” et “Sidaction”). Le nombre d’appels émanant des personnes détenues augmente très rapidement jusqu’à représenter aujourd’hui près de 95 % des appels traités. Face à l’encombrement de la ligne du Numéro vert, une ligne dédiée aux appels des familles et des proches est créée en 2015. Enfin, quelques rares appels proviennent de professionnels (travailleurs sociaux, etc.) ou de bénévoles (visiteurs de prison, etc.) qui ont besoin de renseignements pour aider les personnes détenues qu’ils accompagnent. Le Numéro vert a pour principaux objectifs de donner une information juridique et/ou sociale fiable pour que le détenu puisse exercer ses droits et faire les démarches nécessaires pour résoudre des problématiques complexes, ce qui constitue un préalable nécessaire pour un parcours d’insertion réussi. En 2016, le Numéro vert a traité 7.787 appels et répondu à 9.061 questions de détenus. Ce service téléphonique est très peu financé par les pouvoirs publics. Ses financeurs sont des fondations comme : la Fondation M6, le Fonds Barreau de Paris Solidarité, la Fondation Clarence-Wesburry, etc.

Plus d'informations sur le Numéro Vert en cliquant ici.

Faire rimer solidaire et concert.

Faire rimer solidaire et concert. C’est autour de cette volonté, aidé par les rythmes et voix d’artistes internationaux tels que Faada Freddy, Culcha Candela, Bagarre ou Awa Ly, que se sont rassemblées plus de 700 personnes désireuses de soutenir la cause des familles migrantes dans un esprit festif.

Le concert en faveur des familles et enfants réfugiés -organisé par l’OFAJ (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse) en partenariat avec la Ville de Paris-  qui a eu lieu le 26 janvier dernier dans la mythique salle parisienne de l’Elysée Montmartre, a rencontré un vif succès auprès d’un public à la fois engagé et dynamique, avec la volonté de faire bouger les lignes et les consciences sur la question de l’accueil des populations migrantes.

Le CASP était bien entendu présent pour accueillir, renseigner et sensibiliser les personnes sur ce sujet.

Sandrine Poutonnet, responsable communication et Laeticia Kusuamina, responsable de Jardin du Monde ont pris la parole pour présenter l'association et la structure bénéficiaire des recettes du concert.

Le CASP, a bénéficié de la moitié des recettes du concert, soit 4350 € qui sera versé à à Jardin du Monde.

Il s'agit d'un centre d’hébergement d’urgence pour accueillir des femmes enceintes et avec enfants demandeuses d'asile.

Grâce aux recettes du concert le centre pourra notamment concrétiser un projet d'activités physiques dédié aux enfants de 3 mois à 10 ans : psychomotricité, éveil corporel, yoga maman-bébé, danse et sports d'équipe.

 

Jeudi, 09 Février 2017 10:56

Lancement de "L'Autre Campagne"

Mercredi 8 février a marqué le début "L'Autre Campagne", la campagne 100% réseaux sociaux de déconstruction des préjugés, à l'initiative du Collectif des Associations Unies -dont est membre le CASP- et le collectif Alerte.

Fédérée autour du hashtag #DansLaVraieVie, cette campagne aura pour but de défaire les idées reçues associées aux publics les plus fragiles (chômeurs, allocataires des minimas sociaux, réfugiés ...) en les opposant à la réalité des situations, en s'appuyant sur des faits clairs et établis.

Basée sur un mécanisme de viralité grâce à l'action conjointe de 50 associations de renom, cette campagne sera menée de façon régulière sur Twitter et Facebook durant toute la période pré-électorale, généralement propice aux dérapages de personnalités politiques sur ces sujets.

Visuel de campagne #DansLaVraieVie

Un site de campagne a été lancé conjointement, sur lequel seront posté les supports au fur et à mesure :

Vous pouvez prendre part à cette campagne en aimant, en retweetant ou en vous exprimant sur ces interventions.

Retrouvez le CASP sur les réseaux sociaux:
Lundi, 12 Décembre 2016 14:38

Inauguration résidence Belle-Etoile

Écrit par

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Inauguration de la résidence Belle-Étoile

 

Vendredi 2 décembre, le centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Belle-Étoilea été inauguré par Chantal Castelnot, Sous-préfète de Palaiseau, Christine Rodier, Maire d'Athis-Mons et Antoine Durrleman, Président du CASP. Cette inauguration était l'occasion d'inviter les partenaires et les riverains à découvrir le nouveau site, mais surtout de rencontrer et d'échanger avec les résidentes et les équipes. A l'occasion de ce moment un laurier a été planté dans le petit jardin attenant où il est prévu prochainement un atelier jardinage.

La résidence Belle-Étoile, gérée depuis 2008 par l’association Arapej, accueille 32 femmes isolées majeures, prioritairement des sortantes de prison et/ou placées sous main de justice. Des femmes en situation d’exclusion sociale sont également hébergées. Pour ces dernières, les problématiques les plus souvent rencontrées sont l’expulsion d’un logement, la rupture familiale, l’isolement, les addictions, la sortie d’hospitalisation sans solution et la rupture conjugale avec ou sans violence.

Chaque femme est hébergée dans un studio de 16 à 25 m2 (4 studios pour des personnes à mobilité réduite). Les studios sont équipés et meublés d’une kitchenette, d’une salle de bain et d’un WC. Cette configuration permet aux femmes de se retrouver en situation d’autonomie. Elles disposent par ailleurs sur place d'un appui éducatif. L'équipe constituée d'une dizaine de salariés – dont 4 éducatrices spécialisées, une conseillère en économie sociale et familiale, et une conseillère en insertion professionnelle – a pour mission d'aider ces femmes à trouver leur voie. De nombreuses activités, le plus souvent en partenariat avec d'autres acteurs, leur sont proposées avec l'objectif de faciliter leur réinsertion. Deux tiers des femmes travaillent, notamment dans des entreprises d’insertion de proximité.

A propos du CASP

Le Centre d’action sociale protestant (CASP) est une association loi 1901 reconnue d’utilité publique qui vient en aide aux personnes, sans aucune distinction d’origine, de nationalité, d’idéologie ou de religion. Le CASP héberge aujourd’hui 3500 personnes et en accompagne 51 000 autres. 65 dispositifs, structures et services à Paris et en Île-de-France accueille et accompagne des hommes, des femmes et des enfants en situation précaire. En juillet 2016, l’Arapej a fusionné avec le CASP. Aujourd’hui, le CASP, c’est 520 salariés et 300 bénévoles.

Pour en savoir plus : www.casp.asso.fr

* Dans le cadre du dispositif d’urgence et de stabilisation, l’équipe accompagne également 39 personnes qui sont hébergées dans des appartements en diffus.

 

Contact presse

Sandrine Poutonnet 06 70 57 64 26

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CP déc 16 Inauguration Belle Etoile

 

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