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Loi asile-immigration : un projet déséquilibré qui inquiète les associations

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Hélène BINOCHE

Comment avez-vous rencontré le CASP et plus particulièrement le CHU de Reuilly ?

Pouvez-vous nous raconter votre cheminement professionnel jusqu’à maintenant ?

Hélène Binoche : Je souhaitais offrir mes compétences et une partie de mon temps à un travail bénévole proche de mon domicile pour me consacrer à la recherche d’un emploi. J’ai découvert le CHU de Reuilly avant de découvrir le CASP en me renseignant sur les offres de bénévolat des 11e et 12e arrondissements. Une annonce publiée par le CHU de Reuilly a retenu mon attention. J’ai contacté Sonia Velon la Directrice du CHU qui m’a tout de suite reçu. Après seulement 5 mn je savais que je souhaitais m’engager au CHU pour une durée que je savais néanmoins devoir ne pas être indéterminée.

J’ai démarré mon parcours en 1993 en tant que Juriste Internationale puis j’ai évolué dans le secteur des avocats et enfin du conseil aux entreprises durant ces 8 dernières années où j’occupai s un poste de Manager de Market & Competitive Intelligence à la Direction internationale d’un groupe français de conseil en optimisation des charges. Suite à une réorganisation du groupe et d’un changement de stratégie, j’ai fait l’objet d’un licenciement...

étant adhérente et impliquée depuis de nombreuses années dans une association, le bénévolat ne m’était pas totalement inconnu et l’idée d’une activité à titre gratuit s’est imposée assez rapidement.

Quelles étaient précisément vos tâches dans le service ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

H.B. Je consacrais au départ 2 demi-journées par semaine à l’accueil des résidents du CHU. Installée au sein de la bibliothèque, j’attendais que les hébergés viennent solliciter mes services. Très rapidement, j’ai été sollicitée pour la lecture et la compréhension de documents administratifs et juridiques (décisions de rejet concernant le droit d’asile, par exemple) par des personnes de langue russe – langue que je comprends un peu. Puis pour la rédaction de courriers personnels ou professionnels et l’élaboration de CV. Bien souvent, une de mes tâches a consisté à écouter les personnes et à les encourager.

Ma journée type consistait, après avoir salué les différentes équipes – celle de l’accueil des visiteurs externes, qui fait un travail remarquable et s’est toujours montrée extrêmement prévenante à mon égard, celle des assistantes sociales et éducateurs, la directrice et la chef de service avec laquelle je débriefais à peu près toutes les semaines – à me rendre au 1er étage du bâtiment pour mon travail d’écrivain public, équipée d’un ordinateur portable et d’une imprimante-scan.

J’ai eu parfois des demandes complexes à gérer de la part de certains résidents dans des situations d’urgence. J’ai toujours cherché à y répondre de manière méthodique et proportionnée. Certains m’en ont je crois parfois voulu sur le moment. Une situation particulière fut celui d’une femme de nationalité algérienne, venue me solliciter pour une demande de régularisation avec “considération humanitaire” qu’elle souhaitait adresser à la préfecture de police.

Ma plus grande satisfaction est le cas d’un jeune tunisien, qui devrait être recruté prochainement par les Compagnons d’Emmaüs. Il a démontré une grande ténacité et un courage immense durant toute la durée de son séjour au CHU de Reuilly.

Quel bilan feriez-vous de cette expérience et quelles leçons en tirez-vous ?

H.B. Une grande humilité en tout point. J’ai un peu culpabilisé lorsque j’ai pris ma décision d’arrêter mon « contrat de bénévolat ». Je crois que la Directrice l’a compris et m’en a délivré. Je l’en remercie ici !

Il serait présomptueux de faire un bilan sur à peine une année de travail bénévole. Néanmoins, je considère que ce travail a de la valeur pour des associations comme le CASP. Il vous prend aussi quelque chose mais d’une manière positive, je le sais aujourd’hui. S’agit-il de ce qu’on appelle un enrichissement ?

J’ai appris à connaître un peu le CASP – que je ne connaissais pas – et ses différentes structures. J’ai été avant tout séduite par son histoire, ses valeurs, par les personnes qui y travaillent, et surtout par l’esprit de bienveillance qui règne partout en son sein.

Il me semble enfin que le CASP dispose de moyens d’action relativement importants et qu’il devient à l’heure actuelle un interlocuteur particulièrement sérieux et légitime, dans un pays où le mot « bienveillance » ne signifie plus grand-chose.

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