Inauguration du Point d'accès au droit de Paris 19e

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L'insertion profesionnelle au CASP

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Visite de la ministre des solidarités et de la santé au CHS Servan

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L'insertion profesionnelle au CASP

Amener la personne à être actrice de son parcours d’insertion. L’aider à construire et à s’approprier un parcours réaliste d’insertion, de réinsertion ou de transition professionnelle en lien avec le contexte socio-économique et le mener à bien. Telle est l’une des missions du CASP. Pour y parvenir, l’association dispose d'un service emploi et d’un service RSA. Le service Réfugiés accompagne également vers l’emploi les familles ayant obtenu le statut de réfugié. L’association intermédiaire “Travail au Clair” et l’entreprise d'insertion “Bât’ire” complètent le dispositif de réinsertion professionnelle du CASP.

 

Le service emploi du Casp...

... assure deux activités :

• un accompagnement des personnes hébergées ou suivies par un autre service du CASP ;

• un accompagnement des personnes qui bénéficient du plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE) des 12e, 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements. Pour cette seconde activité, le Casp est prestataire de l’EPEC (Ensemble Paris Emploi Compétences).

En 2017, les 7 conseillers en insertion professionnelle (CIP) et 4 bénévoles du service ont reçu 663 personnes dont 81 % ont bénéficié d’un suivi.

« Il est nécessaire de renforcer le travail d’accompagnement à l’insertion professionnelle auprès de ce public en grande difficulté, afin qu’il ne se retrouve pas définitivement exclu de notre système. 44 % des 557 personnes accompagnées ont pu s’engager dans une démarche d’insertion professionnelle (emploi, formation, création d’entreprise) » indique Élisabeth Vaudelin, directrice du pôle Parcours social et professionnel du Casp. Elle précise que « c’est un taux de réussite important dans la mesure où le public est assez éloigné de l’emploi ». En effet, les personnes accompagnées ont des handicaps qui freinent l’accès à l’emploi : problèmes linguistiques, niveau d’étude peu élevé, longue période d’inactivité, manque d’expérience professionnelle, problème de santé, etc.

Pour aider ces personnes à surmonter certains problèmes, plusieurs ateliers et cours leur sont recommandés :

- des cours de français langue étrangère (FLE) au centre social CASP-La Clairière,

- des ateliers d’informatique comme l’espace public numérique (EPN) du Centre social La Clairière pour les initier à la pratique de cet outil indispensable pour la recherche d’emploi ;

- des ateliers de recherche d’emploi ;

- des ateliers de préparation de l’entretien d’embauche.

- des ateliers d’entraînement informatique et de FLE niveau B2.

Éric Schlumberger, bénévole au service Emploi du CASP – et dont le dernier poste de sa carrière était DRH de la Cimade – souligne l’importance d’aider la personne à valoriser son vécu. « Une femme souhaitait s’orienter vers un métier de la petite enfance, elle m’a appris qu’elle était l’aînée d’une famille de 9 enfants et qu’elle avait aidé sa mère à s’occuper d’eux. »

D’après Mireille Gaba, conseillère en insertion professionnelle (CIP), il faut souvent commencer par leur apprendre ou réapprendre les règles de savoir-être dans le monde du travail : ponctualité, politesse, tenue vestimentaire correcte, posture du corps en entretien…

La durée de l’accompagnement est de trois mois renouvelables de façon tacite avec un rythme de rendez-vous tous les quinze jours pour les personnes orientées par les structures du CASP. Dans le cadre du PLIE, elle est de 15 à 20 mois et peut être prolongée en fonction des besoins de la personne. Le suivi se poursuit au-delà de la formation qualifiante ou reprise d’emploi, soit 6 mois afin de soutenir la personne dans ce nouveau rythme et contexte.

Olivier Salas, CIP et coordinateur des autres CIP du Casp, conclut par : « L’emploi reste le premier levier pour accéder à l’autonomie vers le logement. »

 

Le service RSA du Casp...

.. accompagne des personnes qui ont avant tout des problèmes d’ordre social et n’ont pas d’emploi. De ce fait, l’équipe est composée de 11 travailleurs sociaux et 4 conseillères en insertion professionnelle. Le CASP est missionné pour accompagner trois “publics” : les personnes de plus de 45 ans et/ou bénéficiaires du RSA depuis au moins 3 ans dans une démarche d’insertion professionnelle, les familles et les personnes très désocialisées. En 2017, 1.558 ménages allocataires dont 295 familles avec enfants à charge ont été accompagnés. Comme le souligne Michael Étendard, responsable de l’antenne Est du service RSA du CASP, « la complexité des situations se traduit par un cumul de freins à l’insertion qui a pour conséquence un lien de confiance parfois difficile à mettre en place et une discontinuité dans l’accompagnement ». Accueillant un public en grande difficulté de par un cumul de handicaps – faible niveau scolaire, période d’inactivité professionnelle assez importante, âge « avancé » pour le marché du travail, santé physique et mentale fragile, difficultés linguistiques, précarité vis-à-vis de l’hébergement, histoire familiale lourde, précarité financière... –, Audrey Melgard, assistante sociale, explique ainsi que « certaines personnes n’adhèrent que difficilement à l’accompagnement socioprofessionnel et/ou n’en perçoivent pas immédiatement l’intérêt. Nombre de personnes que nous suivons font part de leur isolement, de la perte d’estime de soi et de la rupture du lien social. Le rapport au temps est parfois compliqué, sa gestion nécessite d’être l’un des premiers axes du travail de l’accompagnement. » « En 2017, les équipes ont été confrontées à un nombre croissant de personnes qui rencontraient des difficultés psychologiques ou psychiatriques » indique Elisabeth Vaudelin, directrice du pôle Parcours social et professionnel du CASP. Les équipes disposent du contrat d’engagement réciproque(CER) qui formalise le projet d’insertion. Les personnes sont reçues au moins toutes les 6 à 8 semaines, voire davantage, surtout en ce qui concerne les démarches d’insertion professionnelle. L’accompagnement est personnalisé en fonction de leurs besoins (rendez-vous mensuel, hebdomadaire…). Des prestations collectives leurs sont proposées comme l’atelier de recherche d’emploi, l’atelier d’inclusion numérique (démarche administrative en ligne), des sorties culturelles (cinéma, théâtre, musée...) via Cultures du cœur, des sorties collectives animées par les référents pour rompre l’isolement et un atelier d’anglais. Pour Michael Étendard, « l’insertion est toutefois principalement vue à travers le prisme de l’emploi comme l’attestent les orientations prises ces vingt dernières années par les politiques et par l’Europe. L’idée étant que l’accès à l’emploi insère la personne puisqu’elle montre son utilité, qu’est reconnue par les autres et tisse des liens avec eux ». En 2017, malgré le contexte économique défavorable et les difficultés des personnes, le taux d’insertion professionnelle réalisé était de 33 % sur l’ensemble des sorties.

 

Le service réfugiés du Casp

Sa mission consiste à accompagner des familles avec au moins un membre devenu réfugié ou ayant obtenu la protection subsidiaire, dans leur projet de vie en France en vue prioritairement de quitter le dispositif hôtelier d’urgence. En plus de l’accompagnement social, deux CIP et une formatrice de français langue étrangère proposent un accompagnement vers l’insertion professionnelle et linguistique.

En 2017, les CIP ont reçu 170 nouvelles personnes qui se sont ajoutées aux 492 personnes déjà présentes en début d’année. En fonction de leur situation, du nombre de personnes suivies, des éventuels freins, un accompagnement est mis en place à l’issue du premier rendez-vous ou reporté dans le temps.

La spécificité de cet accompagnement est qu’il a un territoire d’action sur l’ensemble de l’Ile-de-France et que le public – étant réfugié – est par définition primo-arrivant (33 nationalités suivies par les CIP). Les personnes n’ont pas été scolarisées en France, n’ont pas d’expérience professionnelle ici et pour certaines ne parlent pas le français et/ou ne le lisent pas et ne l’écrivent pas !

La première phase est de mettre en lumière les compétences acquises dans leur pays. « Combien de fois, les personnes m’ont dit qu’elles ne savaient rien faire, alors qu’elles avaient une expérience, comme la vente, l’élevage de troupeaux, la culture maraîchère… La première chose à faire est donc de leur poser les bonnes questions pour les amener à parler de leur parcours » explique Elie Yazbeck, CIP. Il poursuit : « Les personnes viennent pour beaucoup de pays où les relations de travail sont fondées sur la confiance et non sur des contrats écrits. Certaines commencent donc à travailler sans contrat et elles pensent que c’est normal, je les accompagne donc aussi pour qu’elles obtiennent leur contrat de travail et les fiches de paie. »

Ainsi, parallèlement au travail d’élaboration du projet et de sa mise en œuvre (recherche d’emploi et de formation), l’accompagnement a une forte vocation pédagogique. En effet, les personnes suivies ignorent de nombreux aspects liés au monde du travail en France : les différents types de contrat, les fiches de paie, le salaire brut/le salaire net ; l’arrêt maladie, et la nécessité d’en produire un à son employeur en cas d’absence pour cause de maladie ; les congés payés ; les droits à la retraite ; etc.

La formatrice de FLE a, pour sa part, évalué le niveau de français de 58 personnes, assuré 4 sessions de cours (deux de 153 heures, deux de 204 heures) pour 47 personnes. En 2017, elle a proposé aux apprenants et à leurs familles cinq sorties culturelles ou de loisirs (Château de Versailles, Bateau Mouche, musée de l’Homme, parc zoologique de Paris, Cité des Sciences).

Si les personnes suivies cumulent souvent des freins à l’insertion, force est de constater que nombre d’entre elles sont très mobilisées, parviennent à faire le deuil de leur vie professionnelle d’antan et à trouver un emploi (103 contrats signés en 2017).

 

Travail au Clair...

... est une association intermédiaire créée il y a plus de 20 ans par La Clairière.

Ramiro Gonzalès, son directeur, explique : « On sait très bien que les personnes les plus éloignées de l’emploi ne peuvent pas intégrer un emploi à plein temps sans passer par une période de transition. L’association intermédiaire peut répondre à cette problématique en proposant des heures de travail de façon progressive. » Le premier entretien avec le conseiller dure environ 45 minutes et permet d’établir un premier diagnostic socio-professionnel : niveau scolaire, linguistique, parcours professionnel, logement, endettement... Force est de constater que les problématiques rencontrées (manque d’expérience professionnelle, problèmes de garde d’enfants, alphabétisation, problèmes familiaux) sont autant de freins qui les empêchent d’accéder à un emploi en dehors de l’insertion. Une formation d’adaptation au poste, conduite par l’encadrant technique, est organisée en collaboration avec le donneur d’ordre. Les personnes rencontrant des problèmes linguistiques suivent tout en travaillant des cours de français au centre social La Clairière du CASP. Dans la première phase d’intégration dans l’association les formations ont été conçues dans l’optique d’une mise à l’emploi rapide des intervenants. Travail au Clair intervient sur des activités du secteur non-marchand : dans les services à la personne – ménage/repassage, garde d’enfants ; dans le secteur associatif – nettoyage de bureaux/locaux, déménagements, manutention et autres services ponctuels (vestiaire, mailing). « Pour nos salariés, vient ensuite une deuxième étape dans la progression des salariés en insertion qui est celle du passage dans une entreprise d’insertion, modèle d’organisation et de production plus proche des entreprises classiques » indique Ramiro Gonzales qui poursuit : « Nous avons mis en commun les activités de nos deux structures Travail au Clair et Bât’ire pour mieux répondre aux besoins de l’insertion des jeunes parisiens. »

170 salariés ont été accompagnés en 2017.

Si vous souhaitez faire appel à Travail au Clair : Tél. 01.53.40.89.36

 

Bât’ire

Créé par La Clairière en 1992, “Bâtiment Insertion et Retour à l’Emploi” est une entreprise d’insertion dont l’objectif est de permettre l’employabilité des personnes en situation d’exclusion pour atteindre le degré le plus élevé possible d’autonomie et d’apprentissage professionnel dans l’un de ces métiers : maçonnerie, peinture, carrelage, plomberie, électricité, revêtement des sols, menuiserie… Stéphanie Gricourt, la nouvelle directrice, précise que Bât’ire est une des rares entreprises du bâtiment du centre de Paris qui répond aux besoins des particuliers et professionnels en apprenant autant de corps de métiers aux salariés en parcours d’insertion. Au 31 décembre 2017, l’entreprise d’insertion fonctionnait grâce à 14 salariés dont 4 en insertion. La durée d’accompagnement des “compagnons ouvriers” s’étend de 4 à 24 mois. En 2017, 50 % des sorties de parcours d’insertion étaient des emplois durables. Le chargé d’insertion identifie les besoins de formation de chaque salarié.

Leur parcours d’insertion se décline en 3 phases :

- Une phase d’immersion dans le monde du travail (période d’essai) : accueil, prise de poste, formation interne par l’encadrant technique avec des tâches confiées « fermées ».

- Une phase d’installation (7 à 9 mois) : conscience du salarié (équipe, obligations envers l’entreprise…), début de choix d’orientation et, selon son degré d’autonomie, possibilité de se voir confier des tâches à réaliser seul et sur divers chantiers.

- Une phase de professionnalisme (jusqu’à l’aboutissement des démarches de recherche d’emploi pour lesquelles il est accompagné) : acquisition des savoir-faire nécessaires à une future embauche dans une entreprise dite classique (qualité, délais, échanges pour se situer, rendre compte de son travail et de ses compétences).

Un des compagnons ouvriers déclare après 20 mois : « Beaucoup de changements depuis le début du contrat, je suis devenu un peu plus autonome. Et je commence de plus en plus à apprécier mon travail et le bâtiment. Quelques petits progrès à faire sur l’autonomie et l’organisation ».

Pour faire appel à Bât’ire :

Tél. 01 42 36 40 00 / e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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