Ouverture d'une nouvelle structure dans le 18e arrondissement

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Palme d'or pour le film de Jacques Audiard au Festival de Cannes

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Mercredi 17 juin : inauguration de Baron-Le-Roi en présence du Préfet d’île de France et de Paris

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  C’est avec une grande satisfaction que le CASP a ouvert le 1er octobre 2014 une multi-struct...

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C’est avec une grande satisfaction que le CASP a ouvert le 1er octobre 2014 une multi-structure située rue Baron-Le-Roy dans le 12e arrondissement. Ce projet germinait depuis plus de 10 ans avec notamment le soutien de la Ville et de la Mairie d’arrondissement.

Mercredi 17 juin, La multi-structure Baron-le-Roy a été inaugurée par Jean-François Carenco, Préfet de la région d'île de France, Préfet de Paris, Catherine Barati-Elbaz, Maire du 12e arrondissement de Paris, Antoine Durrleman, Président du CASP et Pierre-François Gouiffès, Président du Directoire d'Efidis. 

 

Baron-le- Roi est constitué de 3 structures : 

La résidence socialecomporte 12 appartements et permet à des femmes et des hommes, avec ou sans enfants, d'attendre une proposition de logement définitif dans le parc social HLM.

 

La maison relais-pension de familleaccueille des hommes et des femmes dans 32 studios. Les locataires peuvent  y rester durablement comme dans un logement social tout en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé assuré sur place par une équipe du CASP. Les activités collectives proposées amène  la  pension de familles à s’ouvrir sur la ville et à tisser des liens avec le quartier.

 

Le centre d'hébergement de stabilisationaccueille 51 hommes désireux de s’inscrire dans un projet d’insertion sociale ou professionnel. Ils logent pour la plupart dans des chambres individuelles et bénéficient d’une restauration sur place. Une équipe salariée présente sur la structure 24h/24h  propose un accompagnement social personnalisé favorisant l’accès à un logement ou un hébergement, des activités collectives, et veille sur la sécurité des lieux. Tout comme la pension de famille, le centre s’ouvre sur le quartier et développe des liens de partenariat avec des structures de proximité dans le domaine social et de la santé ainsi que des partenariats actifs avec des associations culturelles et sportives.

 

 

Télécharger le communiqué de presse :CP 23.06.2015 Inauguration Baron-Le-Roy

Le CASP a ouvert le 11 mai 2015 une maison relais-pension de famille de 35 places (pour un accompagnement dans la durée) ainsi qu'une résidence sociale de 18 places (pour des ménages qui aspirent à un logement social) rue Polonceau dans le quartier de la Goutte d'Or du 18 ème arrondissement de Paris. 

Le film DHEEPAN de Jacques Audiard  reçoit la Palme d'Or au 68 ème Festival de Cannes 2015. La sortie en salle est prévue le 26 août prochain. 

 

Certaines scènes ont été filmées dans une des structures du CASP : la CAFDA, plateforme d'accueil des familles demandeuses d'asile avec des personnes réfugiées accompagnées par le CASP. Lire aussi la rubrique événements

 

"Six heures du matin, il fait encore nuit et une fine bruine tombe quand six camions de Whynot production viennent se garer rue Planchat. Un curieux déchargement de matériel volumineux commence...Vers 7 heures, Marie Paindorge, la directrice du pôle asile du CASP, vient ouvrir les locaux de la CAFDA ; un énorme spot installé dans la rue éclaire son bureau. La CAFDA se transforme alors en ruche où des techniciens silencieux s’affairent autour de projecteurs, de câbles… Entre temps, Jacques Audiard entouré de son équipe est arrivé. Les acteurs aussi sont là. Il y a « Dheepan », l’acteur principal, et sa femme. Ils ont été recrutés en Inde. Une traductrice tamoul-français les accompagnera en permanence, car ils ne parlent pas le français. Âgée de dix ans, leur fille Claudine, elle, est française. Entre l'assistant social et l’officier de protection de l'OFPRA, Jean-Baptiste, le 1er assistant réalisateur, joue un rôle intermédiaire. C'est pour cela – nous expliquera-t-il entre deux prises – qu’il porte une cravate : cette dernière doit asseoir une certaine autorité face à la famille. Tout le monde se met en place. Les essais puis les prises de vue commencent, rythmés par des “Silence, on tourne, on arrête les déplacements” suivis de “Coupez, merci à tous”. Jacques Audiard s'adresse à ses acteurs en anglais pour les encourager et en français pour leur dire plus précisément ce qu'il souhaite, toujours avec beaucoup de courtoisie : “Là, tu es plus désespérée qu'en colère... il faut que tu arrives à faire passer...”. Il enlève et remet sa casquette, ses lunettes de soleil, porte une cigarette à sa bouche, puis il sort en trombe après chaque prise… Le besoin de bouger, de marcher pour mieux réfléchir. Claudine, quant à elle, est devenue la coqueluche de l’équipe et se fait taquiner par les techniciens. Quelques heures après, une fois mise en place la scène du couloir, c’est la pause et toute l'équipe part se restaurer sous une tente dressée sur le trottoir du boulevard de Charonne. Pendant ce temps, une soixantaine de familles réfugiées, accompagnées aujourd’hui par le Service réfugié de la CAFDA, sont arrivées pour faire de la figuration. Habillées, maquillées, elles vont devoir patienter toute la matinée. En début d'après-midi, une vingtaine d'entre elles sont installées dans la salle de réunion. Rachel – comme les six autres salariés qui ont accepté de faire de la figuration – entre et sort de la salle en arrière-plan. Devant dans le couloir se joue une scène de dispute entre les époux. La dernière scène se jouera dans la salle d'accueil de la CAFDA. Les familles, assises avec leurs enfants, rejouent ce qu'elles ont vécu il y a plusieurs mois, lorsqu’elles étaient encore en demande d’asile. Les retrouvailles avec les travailleurs sociaux se font parfois avec émotion. Un petit garçon – au milieu des allers et venues incessantes des techniciens et des acteurs – joue avec sa voiture sur les câbles et entre les tréteaux des spots... Jacques Audiard le prend en photo. Des applaudissements saluent la dernière prise, comme c’est sans doute la tradition. Puis tout le monde s’en va – excepté les techniciens qui doivent défaire l’installation éphémère. Tout s’est bien passé. Et vers 18 heures, avec Marie nous refermons les portes de la CAFDA."

Récit de la journée de tournage à la CAFDA le 15 novembre 2014 - Sandrine Poutonnet

 

 

 

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