Parution d'un roman issu d'une enquête sociologique réalisée au CASP Arapej

Véronique Le Goaziou est sociologue. Entre 2011 et 2013, elle a réalisé à la demande de l’ARAPEJ un...

Inauguration du Point d'accès au droit de Paris 19e

Inauguration du Point d'accès au droit de Paris 19e

Le nouveau Point d’accès au droit du 19e arrondissement – le PAD 19 – a été inauguré jeudi 20 septem...

Visite de la ministre des solidarités et de la santé au CHS Servan

Visite de la ministre des solidarités et de la santé au CHS Servan

Vendredi 20 juillet Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé a choisi le CHS Servan dans...

  • Parution d'un roman issu d'une enquête sociologique réalisée au CASP Arapej

  • Inauguration du Point d'accès au droit de Paris 19e

    Inauguration du Point d'accès au droit de Paris 19e

  • Visite de la ministre des solidarités et de la santé au CHS Servan

    Visite de la ministre des solidarités et de la santé au CHS Servan

Forum santé - bien-être à Servan

En parallèle des campagnes de santé Octobre Rose, Mois Sans Tabac et Vaccination contre la Grippe et en partenariat avec la Ville de Paris...

Mardi 23 octobre, le Centre d’hébergement de stabilisation et la Maison relais Servan ont organisé un Forum Santé/Bien-Être.

Six partenaires prévention tenaient un stand ou un atelier avec des outils ludiques, des kits de prévention, des tests de dépistage, des dégustations de tisanes médicinales, etc.

L’objectif étant la sensibilisation, la prévention santé mais aussi la détente et le bien-être.

La socio-esthéticienne a rencontré 18 personnes :

17 femmes – dont 12 du CHU Servan – et 1 homme ;

Le CMS Belleville a vacciné 23 personnes dont 3 hommes ;

La réflexologue s’est occupée de 7 personnes dont 1 homme.

Ce forum s’inscrit également pour les résidentes du CHS Servan dans le projet “Des ressources pour bien vieillir” dont une partie est financée par le FIA et l’intervention de la socio-esthéticienne financée par la Fondation L’Oréal.

Pour en savoir plus écoutez l’émission du 16 novembre avec Laurent Faivre, chef de serice et Andra Bocaz, psychologue au CHS de Servan dans l'espace média.

 

Les Journées Nationales Prison (JNP) visent à sensibiliser le grand public aux thématiques carcérales par des manifestations et des événements organisés dans toute la France au cours de la dernière semaine de novembre : conférences, colloques, projections de films, expositions, ateliers de théâtre...

Cette année, le thème choisi par les associations organisatrices était : « Prison : peines de corps ».

Dans le cadre de ces journées, le Numéro vert Arapej a organisé un événement avec deux associations étudiantes de Sciences Po (Genepi, SPIV) et l’Observatoire international des prisons, le 21 novembre dernier.

Des membres bénévoles et salariés de l’équipe étaient présents tout au long de la journée dans le hall du campus de Paris pour échanger avec les étudiants sur les questions d’accès au droit en prison et de surpopulation carcérale, et les informer sur les possibilités de bénévolat, de stage ou de parcours civique au sein du Numéro vert Arapej.

Le soir, environ 70 personnes ont participé à un débat sur la surpopulation carcérale animé par Alexis Saurin, président de la Farapej, avec les interventions d’Adeline Hazan (Contrôle général des lieux de privation de liberté), Marie Crétenot (OIP) et Juliane Pinsard (Syndicat de la Magistrature).

Du 12 au 19 octobre, l’ensemble des Espaces Solidarité Insertion de Paris ont proposé des journées Portes ouvertes sous des formes et présentations différentes.

 

à l’ESI “La Maison dans la rue”

Toute la semaine “La Maison dans la rue” a ouvert ses portes pendant les heures d’ouverture aux partenaires, aux services internes du CASP et à toute personne intéressée par les missions de l’ESI.

Ce fut l’occasion de découvrir les locaux, les prestations et activités proposées, de rencontrer les équipes et les personnes accueillies. En raison de l’ouverture de la structure pendant toute une semaine, les visiteurs n’ont pas été contraints par des horaires fixes. C’est ainsi qu’une trentaine de personnes ont pu visiter les locaux et échanger avec les personnes accueillies.

Pour certains résidents du quartier, qui passent tous les jours devant notre structure, ce fut l’occasion de pousser la porte. Nous avons eu un retour très encourageant de tous les visiteurs dont voici quelques phrases déposées sur le cahier dédié à cett événement :

« Bravo, c’est une très belle initiative et un très beau centre. Un travail très dur mais ô combien utile. » ; « Merci pour cette visite, un lieu de répit pour les personnes sans domicile. Un accueil sympa, des gens dévoués. » ; « Bravo à toute l’équipe pour la qualité de l’accueil, la variété des offres et l’attention portée à toutes les personnes accueillies. (le conseil de quartier) »…

Ces portes ouvertes se sont terminées le vendredi après-midi avec une invitation à la projection du film “Une époque formidable”.

à l’ESI “Bonne Nouvelle”

L’ESI Familles porté par le CASP et l’OSE a choisi d’inviter le public à admirer les travaux de l’atelier peinture qu’a conduit une éducatrice spécialisée de l’OSE chaque vendredi après-midi depuis notre installation dans le locaux de la rue Thorel.

Les toiles ont été accrochées dans l’ESI, formant un parcours pour le visiteur dans les trois étages du lieu. Au cours de cet après-midi Portes Ouvertes, nous avons eu la visite de partenaires, de la Mairie du 2e, des équipes des centres sociaux du quartier, de collègues, et même d’une famille du quartier.

Véronique Le Goaziou est sociologue. Entre 2011 et 2013, elle a réalisé à la demande de l’ARAPEJ une enquête qui a nécessité autour de 80 entretiens avec d’anciens détenus et condamnés à des peines alternatives à la prison accueillis dans les différents établissements de l’association ainsi que des entretiens avec l'équipe soccio éducative. L’objectif de son étude intitulée « Sortir de prison sans y retourner » était de fournir des éléments de connaissance et de réflexion sur l’impact et les effets des actions d’accompagnement social de l’ARAPEJ sur le « public justice ».

Les politiques publiques votées depuis lors pour permettre un retour à la vie normale des sortants de prison continuent de laisser les acteurs de terrain dubitatifs ou inquiets, qu’il s’agisse du recentrage de l’action publique sur le « logement d’abord » ou de la frénésie sécuritaire ayant abouti à une augmentation sans précédent de la population carcérale qu’une faveur de principe pour les aménagements de peine ne parvient pas à modérer. Si l’accès au logement ou au travail est le plus souvent malaisé pour les plus démunis, il devient irréalisable pour les personnes pourvues d’un casier judiciaire en sorte que la récidive est une conséquence presque fatale de leur situation.

L’enquête de Véronique Le Goaziou montre combien les missions du CASP ARAPEJ en direction du « public justice » sont peu évidentes au regard, d’un côté, d’une demande potentielle croissante des condamnés et sortants de prison, de l’autre, en contradiction avec les objectifs affichés de lutte contre la récidive et de promotion des aménagements des peine en milieu ouvert, d’une diminution des moyens et d’une forte pression des commanditaires en terme d’efficacité et de visibilité des actions. « Alors que l’incapacité sociale est de plus en plus abusivement renvoyée vers l’indignité morale ou la faiblesse psychologique, les intervenants sociaux comme ceux du CASP ARAPEJ sont les ultimes défenseurs des droits et les compagnons solidaires des personnes en difficulté. A cet égard leur action et leur posture relèvent du politique. Et la participation du CASP ARAPEJ au débat public est plus que jamais une nécessité ».

A partir de l’un de ces entretiens, celui qu’elle a eu avec « Monsieur Viannet », la sociologue est devenue romancière. Le Conseil ARAPEJ engage chacun à lire ce roman donnant à voir tout ce que la rigueur sociologique masque d’ordinaire.

Monsieur Viannet de Véronique Le Goaziou,  La table ronde, collection Vermillon

 

Lire  Article Le Monde des livres

 

Voir Couverture Roman Mr Viannet

 

Lire Etude sortir de prison sans y retourner

Annonce publiée le 9 novembre 2018

 

Ecoute et information par téléphone

Au sein du Pôle droit&justice de l'association CASP, le Numéro vert Arapej est un service d'information juridique et social par téléphone destiné aux personnes détenues et à leurs proches. Les appels sont gratuits, confidentiels et anonymes.

La mission des bénévoles est de répondre aux appels en apportant l'écoute, l'information et l'orientation dont les personnes ont besoin pour mieux connaitre et exercer leurs droits et obligations en prison, et mieux préparer la sortie.

Il s'agit d'une information juridique générale sur les droits fondamentaux des personnes mises en cause devant la justice pénale : droits de la défense, détention provisoire, aménagement de peine, conditions de détention, obligations judiciaires, discipline, démarchées liées à la réinsertion sociale et professionnelle, etc.

Les permanences téléphoniques se déroulent de 9h à 13h et de 13h à 17h, du lundi au vendredi au Numéro vert Arapej : 88 rue Robespierre - 93 100 Montreuil

 

 

Informations complémentaires

Le Numéro vert Arapej accueille, forme et soutient une vingtaine de bénévoles dans leur mission d'information juridique et sociale par téléphone :

une documentation juridique actualisée portant sur les questions traitées au téléphone est mise à disposition des bénévoles

la référente juridique du plateau téléphonique et les autres salariées du service apportent leur aide dans la recherche des informations et le traitement des appels

les bénévoles bénéficient de différents temps de formation : double-écoute passive puis double-écoute active des appels, formations juridiques externes sur le parcours de la personne détenue et le milieu carcéral, formations juridiques internes dispensées par les salariées une fois par mois, formation à l'écoute.

les bénévoles qui le souhaitent peuvent participer à des temps d'analyse des pratiques animé par un professionnel extérieur leur permettant d'aborder les difficultés rencontrées dans la gestion de certains appels.

 

Savoir être & compétences

Connaissances juridiques appréciées, notamment en matière pénale. Sinon, il est nécessaire d'avoir une certaine appétence pour le droit et pour les questions juridiques liées à la justice pénale et à la prison. Capacités à s'approprier des notions juridiques, à chercher des informations dans une base documentaire et sur internet.

Qualités d'écoute bienveillante et d'ouverture, capacité à trouver la juste distance face à des personnes en difficultés ayant des profils très variés.

Capacités à dialoguer, à faire preuve de diplomatie et de pédagogie.

 

Disponibilité demandée

1 demi-journée par semaine + une demi-journée par mois (réunion d'équipe)

 

Contact

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01 43 72 98 39

Le nouveau Point d’accès au droit du 19e arrondissement – le PAD 19 – a été inauguré jeudi 20 septembre. Il est désormais situé en façade d'immeuble, donc visible de la rue, dans des locaux spacieux et lumineux… Un changement apprécié des bénéficiaires comme de l’équipe, puisque les anciens locaux étaient situés au sous-sol de cet espace.

L’inauguration a débuté par la visite des locaux, et Romain Leday, coordinateur du PAD, a présenté aux invités et élus les activités du PAD.

Pierre-Louis Duméril, vice-président du CASP, a fait ensuite l’historique de ce PAD confié à l'Arapej lors de sa création en 2007, et indiqué combien l'accession aux droits des personnes accompagnées est une priorité du projet associatif du CASP.

Puis sont intervenus François Dagnaud, maire du 19e, Ivoa Alavoine, directrice des Affaires juridiques de la Ville de Paris, Roger Madec, président de Paris-Habitat, gérant de l'immeuble et toujours élu et ancien maire du 19e, Véronique Le Vieux, chargée des Ressources humaines, du dialogue social et de la qualité des services publics, et François Molins, procureur de la République près du TGI PARIS.

Des personnes du quartier, des bénéficiaires et des partenaires s’étaient réunis nombreux devant le PAD pour les différentes interventions.

 

 

Le Point d’Accès au Droit du 19e arrondissement de Paris (PAD 19) est un service public de la Ville de Paris créé et approuvé par la délibération du Conseil de Paris en 2007.

Mission du PAD 19

Ce lieu, ouvert à tous du lundi au vendredi toute l'année, propose gratuitement des informations et consultations juridiques, une aide et un accompagnement dans les démarches administratives et juridiques, ainsi qu'un accès à des médiations.

Profil du public accueilli

Majoritairement féminin (55%), résidant dans le quartier du 19e (65%) et pour 18% autour de la place des Fêtes : un service de proximité !

35% des usagers ont déjà fréquenté l’accueil du PAD 19 ; 54% en sont à leur première visite.

Ils ont eu connaissance de la structure au travers de médias (20%) ou via le bouche à oreille (15,5%).

Autres sources d’orientation vers le PAD 19 : la mairie d’arrondissement (8,5%) et les services sociaux (12%).

Données chiffrées 2017

- 13.082 personnes reçues à l’accueil – dont 4.475 personnes sur place (environ 34% du public) et beaucoup par téléphone pour prendre un rendez-vous ;

- 157 prises de contact par courriel ;

- 4.955 personnes reçues en permanences ;

- 3.454 accueils renforcés (qui représentent 28% de l’activité de l’accueil).

Amener la personne à être actrice de son parcours d’insertion. L’aider à construire et à s’approprier un parcours réaliste d’insertion, de réinsertion ou de transition professionnelle en lien avec le contexte socio-économique et le mener à bien. Telle est l’une des missions du CASP. Pour y parvenir, l’association dispose d'un service emploi et d’un service RSA. Le service Réfugiés accompagne également vers l’emploi les familles ayant obtenu le statut de réfugié. L’association intermédiaire “Travail au Clair” et l’entreprise d'insertion “Bât’ire” complètent le dispositif de réinsertion professionnelle du CASP.

 

Le service emploi du Casp...

... assure deux activités :

• un accompagnement des personnes hébergées ou suivies par un autre service du CASP ;

• un accompagnement des personnes qui bénéficient du plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE) des 12e, 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements. Pour cette seconde activité, le Casp est prestataire de l’EPEC (Ensemble Paris Emploi Compétences).

En 2017, les 7 conseillers en insertion professionnelle (CIP) et 4 bénévoles du service ont reçu 663 personnes dont 81 % ont bénéficié d’un suivi.

« Il est nécessaire de renforcer le travail d’accompagnement à l’insertion professionnelle auprès de ce public en grande difficulté, afin qu’il ne se retrouve pas définitivement exclu de notre système. 44 % des 557 personnes accompagnées ont pu s’engager dans une démarche d’insertion professionnelle (emploi, formation, création d’entreprise) » indique Élisabeth Vaudelin, directrice du pôle Parcours social et professionnel du Casp. Elle précise que « c’est un taux de réussite important dans la mesure où le public est assez éloigné de l’emploi ». En effet, les personnes accompagnées ont des handicaps qui freinent l’accès à l’emploi : problèmes linguistiques, niveau d’étude peu élevé, longue période d’inactivité, manque d’expérience professionnelle, problème de santé, etc.

Pour aider ces personnes à surmonter certains problèmes, plusieurs ateliers et cours leur sont recommandés :

- des cours de français langue étrangère (FLE) au centre social CASP-La Clairière,

- des ateliers d’informatique comme l’espace public numérique (EPN) du Centre social La Clairière pour les initier à la pratique de cet outil indispensable pour la recherche d’emploi ;

- des ateliers de recherche d’emploi ;

- des ateliers de préparation de l’entretien d’embauche.

- des ateliers d’entraînement informatique et de FLE niveau B2.

Éric Schlumberger, bénévole au service Emploi du CASP – et dont le dernier poste de sa carrière était DRH de la Cimade – souligne l’importance d’aider la personne à valoriser son vécu. « Une femme souhaitait s’orienter vers un métier de la petite enfance, elle m’a appris qu’elle était l’aînée d’une famille de 9 enfants et qu’elle avait aidé sa mère à s’occuper d’eux. »

D’après Mireille Gaba, conseillère en insertion professionnelle (CIP), il faut souvent commencer par leur apprendre ou réapprendre les règles de savoir-être dans le monde du travail : ponctualité, politesse, tenue vestimentaire correcte, posture du corps en entretien…

La durée de l’accompagnement est de trois mois renouvelables de façon tacite avec un rythme de rendez-vous tous les quinze jours pour les personnes orientées par les structures du CASP. Dans le cadre du PLIE, elle est de 15 à 20 mois et peut être prolongée en fonction des besoins de la personne. Le suivi se poursuit au-delà de la formation qualifiante ou reprise d’emploi, soit 6 mois afin de soutenir la personne dans ce nouveau rythme et contexte.

Olivier Salas, CIP et coordinateur des autres CIP du Casp, conclut par : « L’emploi reste le premier levier pour accéder à l’autonomie vers le logement. »

 

Le service RSA du Casp...

.. accompagne des personnes qui ont avant tout des problèmes d’ordre social et n’ont pas d’emploi. De ce fait, l’équipe est composée de 11 travailleurs sociaux et 4 conseillères en insertion professionnelle. Le CASP est missionné pour accompagner trois “publics” : les personnes de plus de 45 ans et/ou bénéficiaires du RSA depuis au moins 3 ans dans une démarche d’insertion professionnelle, les familles et les personnes très désocialisées. En 2017, 1.558 ménages allocataires dont 295 familles avec enfants à charge ont été accompagnés. Comme le souligne Michael Étendard, responsable de l’antenne Est du service RSA du CASP, « la complexité des situations se traduit par un cumul de freins à l’insertion qui a pour conséquence un lien de confiance parfois difficile à mettre en place et une discontinuité dans l’accompagnement ». Accueillant un public en grande difficulté de par un cumul de handicaps – faible niveau scolaire, période d’inactivité professionnelle assez importante, âge « avancé » pour le marché du travail, santé physique et mentale fragile, difficultés linguistiques, précarité vis-à-vis de l’hébergement, histoire familiale lourde, précarité financière... –, Audrey Melgard, assistante sociale, explique ainsi que « certaines personnes n’adhèrent que difficilement à l’accompagnement socioprofessionnel et/ou n’en perçoivent pas immédiatement l’intérêt. Nombre de personnes que nous suivons font part de leur isolement, de la perte d’estime de soi et de la rupture du lien social. Le rapport au temps est parfois compliqué, sa gestion nécessite d’être l’un des premiers axes du travail de l’accompagnement. » « En 2017, les équipes ont été confrontées à un nombre croissant de personnes qui rencontraient des difficultés psychologiques ou psychiatriques » indique Elisabeth Vaudelin, directrice du pôle Parcours social et professionnel du CASP. Les équipes disposent du contrat d’engagement réciproque(CER) qui formalise le projet d’insertion. Les personnes sont reçues au moins toutes les 6 à 8 semaines, voire davantage, surtout en ce qui concerne les démarches d’insertion professionnelle. L’accompagnement est personnalisé en fonction de leurs besoins (rendez-vous mensuel, hebdomadaire…). Des prestations collectives leurs sont proposées comme l’atelier de recherche d’emploi, l’atelier d’inclusion numérique (démarche administrative en ligne), des sorties culturelles (cinéma, théâtre, musée...) via Cultures du cœur, des sorties collectives animées par les référents pour rompre l’isolement et un atelier d’anglais. Pour Michael Étendard, « l’insertion est toutefois principalement vue à travers le prisme de l’emploi comme l’attestent les orientations prises ces vingt dernières années par les politiques et par l’Europe. L’idée étant que l’accès à l’emploi insère la personne puisqu’elle montre son utilité, qu’est reconnue par les autres et tisse des liens avec eux ». En 2017, malgré le contexte économique défavorable et les difficultés des personnes, le taux d’insertion professionnelle réalisé était de 33 % sur l’ensemble des sorties.

 

Le service réfugiés du Casp

Sa mission consiste à accompagner des familles avec au moins un membre devenu réfugié ou ayant obtenu la protection subsidiaire, dans leur projet de vie en France en vue prioritairement de quitter le dispositif hôtelier d’urgence. En plus de l’accompagnement social, deux CIP et une formatrice de français langue étrangère proposent un accompagnement vers l’insertion professionnelle et linguistique.

En 2017, les CIP ont reçu 170 nouvelles personnes qui se sont ajoutées aux 492 personnes déjà présentes en début d’année. En fonction de leur situation, du nombre de personnes suivies, des éventuels freins, un accompagnement est mis en place à l’issue du premier rendez-vous ou reporté dans le temps.

La spécificité de cet accompagnement est qu’il a un territoire d’action sur l’ensemble de l’Ile-de-France et que le public – étant réfugié – est par définition primo-arrivant (33 nationalités suivies par les CIP). Les personnes n’ont pas été scolarisées en France, n’ont pas d’expérience professionnelle ici et pour certaines ne parlent pas le français et/ou ne le lisent pas et ne l’écrivent pas !

La première phase est de mettre en lumière les compétences acquises dans leur pays. « Combien de fois, les personnes m’ont dit qu’elles ne savaient rien faire, alors qu’elles avaient une expérience, comme la vente, l’élevage de troupeaux, la culture maraîchère… La première chose à faire est donc de leur poser les bonnes questions pour les amener à parler de leur parcours » explique Elie Yazbeck, CIP. Il poursuit : « Les personnes viennent pour beaucoup de pays où les relations de travail sont fondées sur la confiance et non sur des contrats écrits. Certaines commencent donc à travailler sans contrat et elles pensent que c’est normal, je les accompagne donc aussi pour qu’elles obtiennent leur contrat de travail et les fiches de paie. »

Ainsi, parallèlement au travail d’élaboration du projet et de sa mise en œuvre (recherche d’emploi et de formation), l’accompagnement a une forte vocation pédagogique. En effet, les personnes suivies ignorent de nombreux aspects liés au monde du travail en France : les différents types de contrat, les fiches de paie, le salaire brut/le salaire net ; l’arrêt maladie, et la nécessité d’en produire un à son employeur en cas d’absence pour cause de maladie ; les congés payés ; les droits à la retraite ; etc.

La formatrice de FLE a, pour sa part, évalué le niveau de français de 58 personnes, assuré 4 sessions de cours (deux de 153 heures, deux de 204 heures) pour 47 personnes. En 2017, elle a proposé aux apprenants et à leurs familles cinq sorties culturelles ou de loisirs (Château de Versailles, Bateau Mouche, musée de l’Homme, parc zoologique de Paris, Cité des Sciences).

Si les personnes suivies cumulent souvent des freins à l’insertion, force est de constater que nombre d’entre elles sont très mobilisées, parviennent à faire le deuil de leur vie professionnelle d’antan et à trouver un emploi (103 contrats signés en 2017).

 

Travail au Clair...

... est une association intermédiaire créée il y a plus de 20 ans par La Clairière.

Ramiro Gonzalès, son directeur, explique : « On sait très bien que les personnes les plus éloignées de l’emploi ne peuvent pas intégrer un emploi à plein temps sans passer par une période de transition. L’association intermédiaire peut répondre à cette problématique en proposant des heures de travail de façon progressive. » Le premier entretien avec le conseiller dure environ 45 minutes et permet d’établir un premier diagnostic socio-professionnel : niveau scolaire, linguistique, parcours professionnel, logement, endettement... Force est de constater que les problématiques rencontrées (manque d’expérience professionnelle, problèmes de garde d’enfants, alphabétisation, problèmes familiaux) sont autant de freins qui les empêchent d’accéder à un emploi en dehors de l’insertion. Une formation d’adaptation au poste, conduite par l’encadrant technique, est organisée en collaboration avec le donneur d’ordre. Les personnes rencontrant des problèmes linguistiques suivent tout en travaillant des cours de français au centre social La Clairière du CASP. Dans la première phase d’intégration dans l’association les formations ont été conçues dans l’optique d’une mise à l’emploi rapide des intervenants. Travail au Clair intervient sur des activités du secteur non-marchand : dans les services à la personne – ménage/repassage, garde d’enfants ; dans le secteur associatif – nettoyage de bureaux/locaux, déménagements, manutention et autres services ponctuels (vestiaire, mailing). « Pour nos salariés, vient ensuite une deuxième étape dans la progression des salariés en insertion qui est celle du passage dans une entreprise d’insertion, modèle d’organisation et de production plus proche des entreprises classiques » indique Ramiro Gonzales qui poursuit : « Nous avons mis en commun les activités de nos deux structures Travail au Clair et Bât’ire pour mieux répondre aux besoins de l’insertion des jeunes parisiens. »

170 salariés ont été accompagnés en 2017.

Si vous souhaitez faire appel à Travail au Clair : Tél. 01.53.40.89.36

 

Bât’ire

Créé par La Clairière en 1992, “Bâtiment Insertion et Retour à l’Emploi” est une entreprise d’insertion dont l’objectif est de permettre l’employabilité des personnes en situation d’exclusion pour atteindre le degré le plus élevé possible d’autonomie et d’apprentissage professionnel dans l’un de ces métiers : maçonnerie, peinture, carrelage, plomberie, électricité, revêtement des sols, menuiserie… Stéphanie Gricourt, la nouvelle directrice, précise que Bât’ire est une des rares entreprises du bâtiment du centre de Paris qui répond aux besoins des particuliers et professionnels en apprenant autant de corps de métiers aux salariés en parcours d’insertion. Au 31 décembre 2017, l’entreprise d’insertion fonctionnait grâce à 14 salariés dont 4 en insertion. La durée d’accompagnement des “compagnons ouvriers” s’étend de 4 à 24 mois. En 2017, 50 % des sorties de parcours d’insertion étaient des emplois durables. Le chargé d’insertion identifie les besoins de formation de chaque salarié.

Leur parcours d’insertion se décline en 3 phases :

- Une phase d’immersion dans le monde du travail (période d’essai) : accueil, prise de poste, formation interne par l’encadrant technique avec des tâches confiées « fermées ».

- Une phase d’installation (7 à 9 mois) : conscience du salarié (équipe, obligations envers l’entreprise…), début de choix d’orientation et, selon son degré d’autonomie, possibilité de se voir confier des tâches à réaliser seul et sur divers chantiers.

- Une phase de professionnalisme (jusqu’à l’aboutissement des démarches de recherche d’emploi pour lesquelles il est accompagné) : acquisition des savoir-faire nécessaires à une future embauche dans une entreprise dite classique (qualité, délais, échanges pour se situer, rendre compte de son travail et de ses compétences).

Un des compagnons ouvriers déclare après 20 mois : « Beaucoup de changements depuis le début du contrat, je suis devenu un peu plus autonome. Et je commence de plus en plus à apprécier mon travail et le bâtiment. Quelques petits progrès à faire sur l’autonomie et l’organisation ».

Pour faire appel à Bât’ire :

Tél. 01 42 36 40 00 / e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Chef de service du CHU de Reuilly depuis le 19 août 2014

Pouvez-vous nous dire quels ont été votre formation et votre parcours professionnel avant votre arrivée au CASP ?

J.-Y. : Je suis assistant social de formation initiale. J’ai travaillé en tant que travailleur social auprès des Equipes Mobiles d’Aide du 115 pendant deux hivers consécutifs, puis en toxicomanie au sein de l’association La Corde Raide situé dans le XIIe arrondissement. J’ai par la suite intégré la Fondation de l’Armée du Salut, toujours en tant que travailleur social, dans un Espace Solidarité Insertion (accueil de jour) situé boulevard Saint-Martin dans le IIIe arrondissement. Une opportunité professionnelle m’a permis de commencer à encadrer ce service, puis les deux ESI de la Fondation.

J’ai ensuite choisi de me tourner vers la prévention spécialisée. En effet, je cherchais à connaître une partie du parcours pouvant amener un jeune à rencontrer les structures accueillant normalement les personnes SDF. J’ai donc travaillé deux ans pour l’association Vie et Cité, à Bobigny. C’est pendant ce moment-là que j’ai présenté le CAFERUIS.

En 2010, la Fondation de l’Armée du Salut m’a recontacté pour accompagner un changement important dans la vie des établissements que j’avais encadrés auparavant. J’ai pu coordonner l’action de deux accueils de jour et d’un Centre d’hébergement et de réinsertion sociale pendant plus de trois ans.

Ensuite, après un bilan de compétence, j’ai intégré le CASP, pour une mission relative au CHU Reuilly, structure d’hébergement hivernal ouverte en décembre 2012.

En quoi consiste le métier de chef de service du CHU Reuilly ?

J.-Y. : Il s’agit de permettre au service de fonctionner de manière quotidienne. Cela touche à la fois aux questions logistiques (gestion du nettoyage, livraisons), aux questions managériales (gestion des équipes) et aux questions liées à l’accompagnement social du public reçu.

Mon premier travail est de pouvoir proposer un accueil le plus digne possible pour les bénéficiaires de nos services. Dans le quotidien, mes fonctions m’obligent à être très présent et très visible dans l’institution, tant pour les personnes hébergées que pour les salariés. L’accueil d’un public présentant de multiples problématiques sociales et somatiques est souvent compliqué et nécessite de nombreuses interventions ponctuelles afin de réguler le fonctionnement de l’établissement, et de permettre à chacun de trouver un lieu calme, apaisé et contenant.

Quelles sont les spécificités de ce CHU ?

J.-Y. : Le CHU Reuilly propose l’accueil inconditionnel de toutes les personnes orientées vers ses services, quelles que soient leurs situations administratives, somatiques ou sociales. Nous accueillons des hommes isolés, des femmes isolées et des couples.

L’objectif est de pouvoir évaluer et réorienter les hébergés vers des solutions d’hébergement les plus adaptées à leurs situations (Centre d’hébergement stabilisé, Centre d’hébergement et de réinsertion sociale…). Cela nécessite la mise en place d’une équipe de travailleurs sociaux qui travaillent avec le public accueilli sur l’avancée de leur situation sociale ou administrative, en lien avec les partenaires locaux parisiens (hôpitaux, accueils de jour, centres spécialisés en addictologie...).

L’accueil s’effectue de manière collective : les chambres sont grandes et peuvent accueillir jusqu’à six personnes.

Une équipe d’animation propose de nombreuses activités (sorties au cinéma ou au musée, peinture, atelier bien-être) qui permettent de créer du lien avec les personnes hébergées, et de pouvoir ainsi travailler le rapport à soi, aux autres et aux divers intervenants du parcours de réinsertion (CAF, Pôle Emploi, assistants de service sociaux polyvalents…). 

Annonce mise à jour le 7 novembre 2018

 

 

Mission

Assurer un entretien d'évaluation sur la situation administrative de la personne à domicilier en travaillant en étroite collaboration avec l'équipe d'agents d'accueil.

 

Profil

Personne retraitée ayant occupée une fonction de travailleur social

 

Disponibilité

1 à 2 demi journées par semaine

 

Contact 

Mireille Porter 01 53 33 87 73

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Quel est le parcours qui vous a conduit jusqu’au conseil d’administration du CASP ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

Pierre M. J’ai fait une carrière de haut fonctionnaire de l’État, principalement dans le corps préfectoral où mon dernier poste a été préfet de la région Picardie. Je me suis aussi intéressé à l’aménagement du territoire.

J’ai eu à traiter des questions du logement, de l’insertion. J’ai dirigé  Adoma (ex-Sonacotra) et me suis passionné pour ces problèmes. Je suis convaincu que l’on peut et doit mieux faire et que le monde associatif est un acteur indispensable, par son travail et la stimulation qu’il provoque.

Pour ma nouvelle vie (je suis un jeune retraité), j’ai donc voulu rejoindre une association active sur ces sujets. J’en ai rencontré plusieurs et notamment pu échanger longuement avec notre président Antoine Durrleman. J’ai choisi le CASP, qui voulait bien m’accueillir, car son action se situe sur toute la chaîne de l’accès au logement (de l’accueil du SDF à l’accès au logement) et que j’y trouve des valeurs que je partage : la référence au protestantisme, la prise en compte de la personne dans sa globalité, le travail partagé entre salariés et bénévoles… J’ajoute que la réputation du CASP parmi ceux avec lesquels je travaillais est excellente.

J’ai pu devenir administrateur très rapidement, en juin 2013, et donc avoir une vision globale de notre action.

Après un peu plus d’un an, je suis très heureux d’avoir fait ce choix, d’avoir ainsi rencontré d’autres personnes engagées sur ces sujets, et de pouvoir apporter ma pierre à ce combat.

Vous avez souhaité être également bénévole à La Maison dans la rue, pouvez-vous nous parler de cette mission ?

Pierre M. Je souhaitais prendre un engagement qui associe responsabilité générale dans le fonctionnement de l’association et action de terrain. Ma vie professionnelle m’a souvent confronté à l’exclusion, mais plus dans une posture de prescripteur quand j’étais en préfecture ou d’acteur général lorsque je dirigeais Adoma. J’avais envie d’aller au contact. Sylvain Cuzent m’a proposé de visiter La Maison dans la rue et d’y « faire une période d’essai ».

… Et depuis, je viens le mardi matin donner un coup de main à la cafétéria. L’équipe de la “Maison” a été convaincante et accueillante, et son engagement et sa bonne humeur contribuent au plaisir de venir. Le mélange salariés-bénévoles se passe bien, dans le respect des tâches des uns et des autres.

Le contact avec les accueillis est permanent à travers le service que j’assure de distribution de café ou de thé. Mais je constate qu’il est plus difficile que je ne pensais d’entrer en relation et d’échanger. Cela se fait peu à peu.

Vous intervenez au côté de la direction générale dans les rencontres avec les bailleurs sociaux. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre rôle ?

Pierre M. Le CASP travaille avec des bailleurs sociaux, propriétaires de la majorité des résidences où nous hébergeons ou logeons les personnes que nous suivons. Si nous voulons mieux répondre à l’ampleur du problème et développer nos capacités, sortir du périphérique et avoir une vision métropolitaine à l’échelle du grand Paris, qui sera demain celle de nos prescripteurs, il nous faut nouer des contacts avec d’autres opérateurs franciliens.

Il se trouve que j’ai rencontré certains d’entre eux au cours de ma vie professionnelle. J’ai donc proposé à Henry Belin de les voir pour leur faire connaître le CASP (qui reste encore trop peu connu de ceux qui n’ont pas eu l’occasion de travailler avec nous), notre action, nos besoins et envisager de monter des projets ensemble. Des premiers rendez-vous ont eu lieu, certains se révélant sans doute plus prometteurs que d’autres. Mais c’est un travail de longue haleine, car tout nouveau projet nécessite l’accord de l’État, des collectivités territoriales concernées, d’un bailleur social et du CASP. Raison de plus pour que ces contacts soient pris rapidement et entretenus.

Si je peux faciliter par ces relations les missions du CASP, je le fais bien volontiers.

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