[TRIBUNE] Droit de l’enfant : « Nous sommes revenus en ce XXIe siècle au temps médiéval des Hôtel-Dieu »

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  Le Monde le 20/11/2019 Pour Antoine Durrleman et Louis Gallois, il s’agit d’une régression ...

Ouverture au CASP de 90 places d'urgence hivernales

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      Dans le cadre de l'ouverture de places hivernales du 1er novembre 2019 au 31...

Plan d’urgence pour les familles et enfants : ouvrons immédiatement toutes les capacités d’hébergement disponibles sans attendre les grands froids !

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Communiqué de presse Paris, le 12 décembre 2019 Plan d’urgence pour les familles et enfants sans ...

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  • Ouverture au CASP de 90 places d'urgence hivernales

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  • Plan d’urgence pour les familles et enfants : ouvrons immédiatement toutes les capacités d’hébergement disponibles sans attendre les grands froids !

    Plan d’urgence pour les familles et enfants : ouvrons immédiatement toutes les capacités d’hébergement disponibles sans attendre les grands froids !

scatvids.club

Il y a un an, Haifaa et Amsha, arrivaient en France. Comment ces deux jeunes femmes yézidies se sont-elles intégrées ? Elles racontent leurs difficultés et leur espérance.

Haifaa et Amsha n’habitaient pas le même village, elles ne se connaissaient même pas avant d’être toutes deux réfugiées en France. Mais elles ont en commun d’être yézidies. En ce mois de décembre  2019, cela fait exactement un an qu’elles ont quitté le camp de réfugiés où elles survivaient, au Kurdistan irakien, pour venir en région parisienne. Le Centre d’action sociale protestant  (CASP) les a accueillies et leur apporte un accompagnement social. Elles font partie d’un groupe de 34 Yézidis, femmes et enfants, suivis par l’organisme.

La fuite ou la mort

Si Haifaa et Amsha acceptent aujourd’hui de parler à la presse, c’est pour de multiples raisons...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur le site de Réforme : https://www.reforme.net/religion/protestantisme/2020/01/02/rencontre-avec-deux-femmes-yezidies/


Claire Bernole / Réforme

Gilles Petit-Gats prendra sa retraite le 30 juin prochain, après cinq années à la tête des équipes opérationnelles du CASP. C'est en effet début juin 2015 que Gilles Petit-Gats, alors directeur du Pôle La Clairière, a accepté d'assurer au pied levé l'intérim de la direction générale du CASP à la suite du grave accident de circulation dont avait été été victime Henry Belin. Il a ensuite été confirmé dans ces fonctions en février 2016.

Le recrutement de son successeur est activement mené sous la conduite du conseil d'administration, sur la base des très nombreuses réponses obtenues jusqu'à début décembre à la suite des annonces parues dans la presse et relayées par les réseaux sociaux et sites spécialisés.

Alors que le pays célèbre le 30ème anniversaire de l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant ce 20 novembre, les associations de solidarité constatent sur l’ensemble du territoire une dégradation de la situation des femmes et des familles avec enfants à la rue ou vivant dans des habitats précaires. Ainsi, à Paris, chaque soir, 700 enfants en famille sollicitent le 115 sans obtenir d’hébergement et vivent à la rue ou dans des habitats précaires. La situation est également dramatique en Seine-Saint-Denis avec chaque jour 160 enfants sans solution et plus de 5000 enfants hébergés à l’hôtel, dont la moitié ont moins de 3 ans.

Faute d’hébergement pérenne et d’accès au logement, 20 000 mineurs-es sont actuellement hébergés à l’hôtel en Ile-de-France, dans une situation de précarité extrême. Leurs besoins fondamentaux tels que l’accès aux soins, à une alimentation équilibrée, à la scolarité, aux loisirs, n’y sont pas satisfaits, laissant alors parfois des enfants séparés de leur famille du fait de l’inadaptation des solutions d’hébergement. La situation de ces enfants, contraints de dormir dans la rue ou dans des abris de fortune est intolérable !

Trop souvent, des femmes venant d’accoucher sont remises à la rue avec leur nouveau-né. Partout, des familles dont la demande d’asile n’a pas abouti sont contraintes de quitter leur lieu d’hébergement sans qu’aucune solution de relogement - en pleine trêve hivernale - ne leur soit proposée. A Marseille, depuis plusieurs mois, des centaines de mineur·e·s non accompagné·e·s dorment dans un squat en raison de la saturation du dispositif départemental de protection de l’enfance.

Cette situation indigne de la France, 6ème puissance économique mondiale et signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant, provoque des drames. Ainsi le 4 novembre dernier à Paris, une femme demandeuse d’asile, enceinte de jumeaux, a perdu l’un d’eux après un accouchement d’urgence à cinq mois de grossesse. Alors que les médecins lui avaient prescrit un alitement permanent, elle a passé six semaines à la rue, faute d’avoir pu être prise en charge dans une structure d’hébergement. Ce cas n’est pas isolé, le Collectif des morts de la rue ayant recensé le décès de 8 mineurs-es à la rue en 2019.

Face à cette crise humanitaire, nous demandons à l’Etat et aux Départements d’engager un plan d’urgence d’ouverture de places d’hébergement pérennes et de logements accessibles, avec un accompagnement, pour qu’aucun enfant ne soit contraint de dormir à la rue. Nous demandons que soit clairement introduit dans la loi, à côté du principe d’inconditionnalité de l’accueil, un droit à l’unité familiale. Nous demandons que les structures d’hébergement soient adaptées à l’accueil des enfants et de leur famille et que les droits fondamentaux à une vie digne, à la protection, à l’éducation de tous les enfants, quel que soit leur lieu de vie, soient garantis. Enfin, nous continuerons à défendre l’accès à un titre de séjour des familles hébergées permettant leur accès au logement et à l’emploi. La République a le devoir de garantir un avenir à tous ses enfants et la pleine effectivité de leurs droits.

Associations signataires :

Fédération des acteurs de la solidarité

Centre d’Action Sociale Protestant

Fondation Abbé Pierre

Fondation Armée du Salut

Enfants présents FIT, la Maison des femmes de Saint Denis et le CIDFF de Paris

Emmaüs Solidarité

Equalis

Ligue des droits de l’Homme

Hors la rue

Interlogement 93

Samusocial de Paris

Unicef France

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CONTACTS PRESSE :

Fédération des acteurs de la solidarité : Audrey-Jane Baldi ;  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ; 06.17.80.03.52

Centre d’Action Sociale Protestant : Sandrine Poutonnet ;  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ; 06.70.57.64.26

UNICEF France : Carine Spinosi ;  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ; 01.44.39.17.49

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