Actualités (4)
Lorsque le printemps arrive les dispositifs ouverts pendant la période hivernale ferment leurs portes. Les personnes qui y avaient trouvé refuge sont renvoyées à la rue en attendant que le 115 leur offre une place en hôtel. Or chaque jour actuellement le 115 ne peut répondre positivement à près de 150 personnes. Notre législation prévoit pourtant que l’hébergement est un droit pour toute personne en situation de précarité. Le Conseil d’Etat vient même de rappeler dans un arrêt récent « qu’il appartient à l’Etat de mettre en œuvre le droit à l’hébergement » et que cette carence serait « une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ». Plusieurs rapports, de parlementaires, du Comité de suivi du DALO[1], de la Cour des Comptes, qui appelle à la mise en place d’un véritable service public de l’hébergement, mais aussi celui plus traditionnel de la Fondation Abbé Pierre, sont venus récemment rappeler l’Etat à ses obligations.
En 2007 le futur président s’engageait à ce que dans un délai de deux ans personne ne soit contraint de vivre à la rue ! Depuis 2008 il était prévisible que la crise aggraverait la situation des plus démunis, sur le plan de l’emploi et sur celui du logement et de l’hébergement.
Il n’est pas possible aujourd’hui de mettre en avant les contraintes financières pour se dédouaner de la solidarité vis-à-vis de ces personnes parmi lesquelles des femmes, parfois enceintes, des enfants, parfois tout petits, et des personnes âgées. Sans compter les hommes qui sont ceux qui meurent le plus à la rue.
Avec la FEP[2] et la FNARS[3], dont le CASP est adhérent, mais aussi la Fédération protestante de France[4], «nous voulons réinterroger les fondements de la solidarité … nous voulons remettre ces questions au cœur du débat politique et les sortir des marges dans lesquelles elles étaient traditionnellement maintenues. Nous voulons que le projet d’une société plus juste ne reste pas une notion vague et incantatoire mais corresponde à une réalité concrète partagée par le plus grand nombre ».
Sylvain CUZENT, Directeur général du CASP
27 avril 2012
Jeudi 29 mars : mobilisation avec et pour les 19 000 invisibles de la campagne présidentielle
Écrit par Sandrine POUTONNETPour dénoncer le scandale de la gestion hivernale, la fin de la trêve hivernale, l'absence de considération de ces difficultés dans la campagne présidentielle et plus largement la nécessité d’une politique du logement plus ambitieuse, le Collectif des 33 associations et fédérations, dont le CASP s'est rassemblé jeudi 29 mars Place du Palais Royal face au Conseil d'Etat. Un point presse a eu lieu à 11h.
Cette occupation était théâtralisée : des symboles de l'exclusion (couvertures de survie, duvets, cartons) et une maison symbolique en bois réalisée par les Compagnons Bâtisseurs de 4m sur 5 (1,20 m de hauteur) meublée. Tous les acteurs associatifs, les personnes hébergées ou mal-logées, les passants, pourront soutenir cette initiative en apportant leur propre pierre à l’édifice. Les candidats à la présidence de la République étaient invités à faire part de leurs propositions pour mettre un terme définitif au fléau du mal logement qui ne cesse de s'enraciner depuis plusieurs décennies.
Robert Spizzichino pour le Front de gauche, Emmanuelle Cosse pour EELV, Danièle Hoffman-Rispal pour le PS, Dominique Versini pour le Modem et Etienne pinte pour l'UMP sont venus exprimer les intentiosn de leurs candidats.
Le Collectif a obtnenu plus de 100 signatures sous sa banderolle pour soutenir ses propositions. Les médias étaient également au rendez-vous.
Premières retombées médias
Pour annoncer la mobilisation
La gazette des communes : http://www.
ASH : http://www.ash.tm.fr/
Lien social : http://www.lien-social.com/
Revue des collectivités locales : http://www.
Articles sur la mobilisation
Libération : http://logement.blogs.
Viva : http://www.viva.presse.fr/Les-
Politis : http://www.politis.fr/
La Croix : http://www.la-croix.com/
http://nostraberus.over-blog.
Le Parisien : http://www.leparisien.fr/
20 minutes : http://www.20minutes.fr/
Le Point : http://www.lepoint.fr/
Le JDD : http://www.lejdd.fr/Societe/
Boursorama : http://www.boursorama.com/
LCP : http://www.lcp.fr/actualites/
La dépêche AFP est reprise sur tous les sites d'info : 20 minutes, Politis, Public Sénat, Le Parisien, l'Express, Le Point, RTL, TV5 .....
Vidéos
Le nouvel Obs avec dailymotion : http://www.dailymotion.com/
TF1, journal de 20h : http://videos.tf1.fr/jt-20h/
Le rapport de la Cour des comptes relève des insuffisances de la politique du "logement d'abord"
Écrit par Sandrine POUTONNET
Dans son rapport d’évaluation sur “la politique publique de l’hébergement des personnes sans domicile”, rendu public jeudi 15 décembre, la Cour des comptes, garante de la bonne utilisation des deniers publics, préconise de consacrer plus de moyens en faveur de l’hébergement d’urgence.
Car, selon la Cour des comptes, les résultats attendus (sortir d’une logique saisonnière de gestion de crise et de favoriser la sortie vers un logement durable) après la réforme annoncée en 2009 par Benoist Apparu ne sont pas encore atteints.
Demandé par le président de l’Assemblée nationale, le rapport de la Cour relève les insuffisances de la politique du “logement d’abord” : statistiques obsolètes et études partielles sur les sans-abri, alors que cette population a fortement augmenté en dix ans et s’est profondément transformée.
La «stratégie de refondation» n’a pas non plus amélioré l’orientation des personnes sans abri, jugée encore “très imparfaite” par la Cour des comptes et les services intégrés d’accueil et d’orientation (SIAO) fonctionnent peu ou mal.
La saturation du 115 est aussi pointée puisque plus de la moitié des demandes d’hébergement faites le jour même ne sont pas satisfaites par manque de places disponibles.
Enfin, le recours aux nuitées d’hôtel, dont le coût pour le budget de l’état est très élevé, ne cesse d’augmenter.
La Cour reconnaît toutefois que la mise en œuvre de la réforme s’est faite dans une période difficile. Car la crise, en entraînant une forte augmentation des demandes d’hébergement (ménages précaires et demandeurs d’asile) a saturé le dispositif pourtant en forte augmentation.
Parcourir le Rapport de la Cour des Comptes sur l'hébergement d'urgence
Le maire de Paris a présenté le 8 novembre son plan hivernal au CASP
Écrit par Sandrine POUTONNET
En fin de matinée, Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris, s’est rendu rue Servan où se situent la première maison relais du CASP et le centre d'hébergement de stabilisation. Après une visite des lieux et des échanges informels avec les personnes accueillies, les locataires et les salariés, Bertrand Delanoë accompagné d’Olga Trostianski, adjointe au Maire de Paris chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l'exclusion, a présenté son plan hivernal.
crédits de la photo ci-dessus : Mairie de Paris/ J.B Gurliat
Les médias suivants étaient présents :
- presse écrite : le Parisien, Libération, 20 mn, Direct matin, agence AULH, la gazette de la santé sociale
- télés : BFM TV, France 3 IDF
- radios : RTL, France Bleue
Découvrez quelques photographies de Pierre-Louis Dumeril :
Comme les années précédentes, La Maison dans la rue fait partie des accueils de jour mobilisables qui ouvriront la nuit pour la période hivernale 2011 - 2012. Sa capacité d'accueil est de 17 places.
Elle ouvrira la nuit trois fois quinze jours :
- du 1er au 15 décembre
- du 16 au 31 janvier
- du 1er au 15 mars
A propos du nouveau site Servan ...
Dans le 11ème arrondissement, rue Servan, le CASP a ouvert sa première maison relais depuis le 1er septembre. Sur le même site, un centre d’hébergement flambant neuf accueille les femmes de Maison Blanche, centre qui a été hébergé provisoirement rue Blomet depuis plus d’un an. Douze femmes, d’ores et déjà orientées par le centre Garel géré par le Samu Social qui a du fermer ses portes début juillet, occupent les places supplémentaires créées (au total, il y a 52 places dans le nouveau centre). La maison relais qui regroupe vingt studios, propose un logement durable à des locataires qui continuent de bénéficier d’un accompagnement social au quotidien réaliser une maison sociale, c’est le pari tenu par les architectes qui ont conçu la dernière structure du CASP de la rue Servan.
Le centre de stabilisation
Tirer parti d’un petit espace parisien, tout en respectant la spécificité du bâti existant, pour réaliser un foyer social, c’est le pari tenu par les architectes qui ont conçu la dernière structure du CASP de la rue Servan.
34 chambres (dont 18 simples, 14 doubles et deux triples), des espaces neufs et lumineux qui s’ouvrent sur un patio (partagé avec la nouvelle maison relais), des salles de bains spacieuses, deux terrasses parées de caillebotis et une cour centrale qui accueillera bientôt des bancs de bois et un cerisier du Japon. C’est ici que les 52 résidentes de la maison de stabilisation des femmes, ex-Maison-Blanche, viennent de s’installer, après un bref passage rue Blomet dans le 15e arrondissement.
L’équipe et les résidentes souhaitent profiter de leur nouvelle implantation dans le 11e arrondissement, au cœur de la capitale, pour s’ouvrir encore davantage sur l’extérieur et s’intégrer dans la vie de ce quartier vivant.
Lire aussi
La maison relais
Il s’agit d’une opération livrée fin août dernier, réalisée en partenariat avec la RIVP, le CASP étant le gestionnaire de ce programme composé de 20 studios PLAI destinés à des personnes isolées, aux ressources précaires et présentant des difficultés à accéder au logement de droit commun. Les candidats sont désignés au sein d’une commission d’attribution par les réservataires : la DRIHL, la Ville de Paris, un collecteur 1%, la Région. Ces logements ont une vocation durable puisque les occupants de la Maison relais, contrairement à la Résidence sociale, peuvent y séjourner aussi longtemps qu’ils le souhaitent ; ils s’acquittent d’une redevance et bénéficient de l’Aide personnalisée au logement (APL). Des personnels assurent au sein de l’immeuble différentes prestations (accompagnement social individuel, animation...) et veillent à la sécurité des biens et des personnes, à la bonne maintenance technique, ainsi qu’à tous les aspects liés à la gestion locative. Rappelons que la Maison relais a pour vocation de favoriser les liens sociaux au sein de la structure ainsi que dans le quartier et plus globalement dans l’environnement. D’un point de vue social, ce qui a pu être mis en évidence dans cette première expérience sur ce type de dispositif, c’est le besoin et l’envie pour les personnes de se poser dans des conditions «normales» de logement. Pour la première fois, les questions d’insertion professionnelle ou de niveau de revenus ne sont plus un obstacle à leur accès à un logement «digne» et durable. C’est aussi par cet accès à ce logement, alliant à la fois l’individuel et le collectif, que certains déjà se mettent à imaginer un autre avenir possible, avec de nouveau l’envie de faire des projets.



